Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ? Oui, c’est de plus en plus le cas en France puisque, porté par la loi de transition énergétique, le pays se classe parmi les plus engagés dans l’économie circulaire, d’après Bruno Lechevin, président de l’Ademe.

L’économie circulaire, qu’est-ce que c’est ? Les gravats d’un bâtiment réutilisés pour la construction d’un autre, les matériaux d’un vieux matelas qui se retrouvent dans l’industrie automobile… bref, faire des déchets des uns les ressources des autres, c’est le principe majeur de l’économie circulaire.
 

 

Elle pousse les acteurs économiques à se surpasser en matière d’écologie industrielle et  d’optimisation des flux, à travers la R&D, la mutualisation des savoir-faire et la mise en place de circuit court. C’est à ce titre que l’économie circulaire devient créatrice d’activités et facteur de dynamisme, sur le territoire et pour le territoire

 

500 000 emplois

C’est l’apport potentiel de l’économie circulaire en France, contre, 200 000 aux Pays-Bas et 75 000 en Finlande.

Pourquoi y croire ? Parce que l’économie circulaire pourrait bien constituer une réponse concrète face aux enjeux environnementaux, d’emploi, et de pouvoir d’achat en France ! 

Voici quelques exemples présentés au Forum Convergences, le 7 septembre dernier à l’hôtel de Ville de Paris. 
 

 

 

L’émergence d’une filière de recyclage de petits emballages métalliques, impulsée par Eco-Emballage et Nespresso

 

Comment recycler les petits emballages métalliques, comme les capsules Nespresso, lorsqu’aucune filière n’existe ? Il faut la monter soi-même ! Nespresso, soutenu par Eco-Emballages et d’autres acteurs du Club des petits emballages en aluminium et en acier (Celaa), a milité pour que les champs d’induction électromagnétique, déjà utilisés dans le tri des gros éléments métalliques, soient adaptés aux petits emballages.  Depuis 2014, quelques collectivités locales, le Celaa, l’association des maires de France et Eco-Emballages ont  rejoint « le projet Métal », avec le soutien financier du Fonds Nespresso. La filière s’organise petit à petit au sein des territoires. 3 millions de personnes, dans les communes des Hauts-de-Seine, de l’Essone, du Var, des Alpes-Maritimes et Lot, peuvent jeter leurs petits emballages en aluminium et en acier dans les bacs dédiés aux déchets recyclables. 

 

Le réseau Envie, le duo gagnant ESS-Economie circulaire

 

Composé de 50 entreprises réparties sur tout le territoire Français, le réseau collecte et traite les déchets (D3E, électroménager, matelas etc.) en vue d’un recyclage ou d’un réemploi. Par exemple, l’électroménager, rénové et conforme aux normes en vigueur, permet aux foyers même les plus modestes d’accéder à ces biens d’équipements quotidiens à prix avantageux : 50% moins cher que le neuf.

135 000

C’est le nombre d’emplois que représente actuellement le secteur de la gestion des déchets

2000 salariés en réinsertion travaillent au sein du réseau. Plus de 60% d’entre eux s’engagent dans une formation qualifiante ou sur un nouveau poste, au terme de leur contrat. Un tandem ESS et économie circulaire qui, poussé par des ambitions solidaires, a su s’allier à des leaders français du waste business, comme Veolia.
Ne perdez pas de vue le réseau Envie qui viendra bientôt à votre rencontre avec son Repair Truck, du 1er au 16 octobre.

 

La seconde vie du siège social de Pernod Ricard ou l’économie circulaire appliquée à l’aménagement urbain

 

Bouygues Immobilier s’est engagé dans des travaux pratiques sur le recyclage et le réemploi à travers l’étude de la déconstruction sélective, car tout n’est pas à jeter lorsqu’un bâtiment est détruit ! Plus on l’anticipe, plus le matériau est valorisé et repart dans le circuit de la filière construction.
Bouygues Immobilier a collaboré avec le cabinet d’architecture expérimentale Bellastock pour étudier les possibilités de déconstruction sélective d’un ancien siège social de Pernod Ricard à Créteil, destiné à devenir un éco-quartier. 
Par ailleurs, le promoteur ambitionne d’ici à 2020 que 35% des bureaux livrés à sa clientèle soient des immeubles à énergie positive. C’est d’ailleurs dans cette perspective que Hikari, le 1er ilot français à énergie positive, a vu le jour à Lyon (projet de Bouygues Immobilier) et bientôt les Tours Black Swan à Strasbourg (projet d’Icade).
 

Chargement …