Albert Szulman, CEO de Be-Bound
Créativité

5 questions à Albert Szulman

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Créativité5 questions à Albert Szulman

#LetsgoFrance a rencontré Albert Szulman, CEO de Be-Bound, une start-up française dont la technologie permet de se connecter à Internet via le réseau SMS.

1. Que vous évoque #LetsgoFrance ?

Qu’il est temps que la France reprenne sa juste place dans le concert des nations en s’appuyant sur ses talents, son innovation, et l’énergie de tous ceux qui veulent créer, construire, développer, et qui veulent mobiliser les énergie vers le positif, vers la réussite ensemble.

#LetsgoFrance montre aussi le chemin du réussir ensemble : start-ups, financeurs, grands groupes et puissance publique. Tous ensemble nous avons tous les atouts pour réussir, en dépassant nos différences pour nous intéresser à ce que nous bâtissons ensemble.

 

2. Qu’est­ ce qui fait l’attractivité de la France ?

Notre créativité. Le monde connait la France comme un centre des arts, y compris culinaires, et du luxe. Nous excellons aussi dans les domaines de la technologie, comme le démontrent nombre de nos grands groupes et la qualité de nos études supérieures n’est plus à démontrer. Notre créativité dans le domaine entrepreunarial est moins connue. L’écosystème startup français est en train de prendre forme et je pense que nous allons assister à son explosion en France et à l’étranger. La French Tech et BPI France sont de belles rampes de lancement pour les entrepreneurs français. J’observe aujourd’hui un nombre incroyable d’opportunités pour les entrepreneurs français, qui de leur côté sont riches d’idées, de potentiel et d’ambition. Conjointement, ces facteurs vont nous conduire vers de nouveaux sommets et contribuer à donner à la France l’image d’un pays qui gagne, jouant un rôle prépondérant dans l’innovation technologique et la transformation de l’économie mondiale.

 

3. Par quel exemple l’auriez­-vous illustrée ?

Au niveau de la diffusion de la « French Tech » à l’étranger, la France a établi une relation forte avec l’Afrique, continent qui va prochainement connaître une croissance que les Français pourront accompagner, grâce à leur positionnement technologique. La France et l’Afrique francophone vont profiter l’une de l’autre dans les prochaines décennies. Be-­Bound est déjà acteur de ce changement en Tanzanie, et surtout avec notre déploiement en Algérie ; nous travaillons avec l’opérateur Djezzy pour permettre à tous les développeurs d’Applications algériens de pouvoir déployer et monétiser leur travail, même auprès des populations non bancarisées.

La France a une culture du partage, et de la prise en compte de la culture de l’autre, ce qui est déterminant aujourd’hui, afin de contribuer à co-­construire les économies numériques des pays émergents.

 

4. Demain, vous êtes ministre de l’économie, quelle serait votre 1re réforme ?

Je ferais tout pour libérer les énergies et favoriser l’entrepreunariat, seul capable de relever l’économie de notre pays. Une des raisons pour lesquelles la Silicon Valley dispose d’autant de fonds pour investir dans les start­ups, est que les personnes qui investissent dans les VCs* voient leurs investissements déduits de leurs impôts.

J’annulerais en particulier un récent décret, entré en vigueur au 1er janvier 2016. Il empêche toute personne payant l’ISF et investissant plusieurs fois de suite dans une start-up, dans laquelle elle est associée ou actionnaire, de voir son investissement pris en compte pour diminuer son ISF. Qui peut financer les start­ups qui feront les jobs de demain sinon ceux qui ont de l’argent ? Le métier d’entrepreneur est vraiment très difficile, et plus il sera facile de créer en France, plus les start­ups françaises resteront en France.

 

5. Finalement, la France de demain, en 3 mots, vous l’imaginez comment ?

Demain, la France sera un des principaux partenaires du développement des pays en émergence, alliant créativité, écoute et partage.

 

*Venture Capitalists

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