Avec thecamp, Aix-en-Provence accueille un campus international nouvelle génération
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Avec thecamp, Aix-en-Provence accueille un campus international nouvelle génération

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Intelligence collectiveAvec thecamp, Aix-en-Provence accueille un campus international nouvelle génération

L’entrepreneur Frédéric Chevalier s’est lancé sans compter pour faire de la France un leader d’innovation, dans un monde en constante transformation. Il a créé thecamp, campus international de nouvelle génération, qui ouvrira bientôt ses portes à Aix-en-Provence. Antoine Meunier, membre du comité de direction de thecamp, nous présente ce projet d’une ampleur inédite.

Qu’est-ce que le projet « thecamp » ?

Antoine Meunier : Avec « thecamp », nous voulons changer le monde ! Nous assumons cette ambition. Nous partons du constat que les systèmes économiques, sociaux, politiques, urbains, médicaux… dans lesquels nous évoluons actuellement arrivent à bout de souffle. Nous assistons à des mutations et des accélérations  technologiques sans précédent dont les progrès convergent avec ceux de l’intelligence artificielle. C’est tout notre monde qui est en train de basculer vers de nouveaux modes d’organisation. La nécessité est de devenir acteur de ce changement, et pas seulement spectateur. C’est pourquoi nous créons avec thecamp un écosystème de projets dédiés à la transformation du monde. Il s’agit d’appréhender la complexité du changement en cours pour former et inspirer concrètement les leaders de demain, qu’ils soient en politique, patrons d’un empire ou d’une PME, designers, artistes, journalistes ou ingénieurs... Nous mettons en place une expérimentation qui devra permettre à chacun de tester les idées et projets présentés dans thecamp par les plus grands spécialistes du monde entier.

 

« Nous voulons faire d’Aix-en-Provence le modèle réplicable d’un lieu d’intelligence collective où l’homme peut comprendre et inventer des solutions durables. » Antoine Meunier

 

Pourquoi avoir choisi Aix-en-Provence ?

A.M : Aix-en-Provence et la région PACA seront notre premier terrain d’expérimentation. La demande d’innovation y est forte et reflète la transformation urbaine en cours dans le monde. D’ici à 2050, les villes devront être capables d’accueillir 2,5 milliards d’habitants supplémentaires. C’est un défi majeur que nous voulons appréhender ici, par la recherche et le développement sur le thème de la « smart city ». Depuis le départ, le soutien des collectivités locales - de tous bords politiques - a été total. Avec l’engagement dans la durée de grands groupes privés comme Cisco, Sodexo, Vinci ou Accor… nous avons réalisé la co-construction public-privé dont beaucoup d’organismes de recherche – y compris parmi les plus prestigieux dans le monde- ont rêvé mais qui n’avait jamais abouti jusqu’ici. Le site choisi pour thecamp est par ailleurs exceptionnel, à la lisière de la ville, à l’abri de son vacarme, il contemple la montagne Sainte-Victoire et baigne dans les senteurs de Romarin. Ce fut déterminant pour le travail d’architecture que nous avons souhaité, qui préserve au maximum la nature et convie chacun à voir plus loin, plus haut. Nos infrastructures, qui nous permettront d’héberger jusqu’à 250 personnes, sont en totale harmonie avec la philosophie du projet.

 

« La France en particulier dispose d’organismes de recherche comme le CNRS ou le CEA dont on méconnait la puissance d’innovation. » Antoine Meunier

 

La France, leader dans le changement du monde ?

A.M : Nous serons en tous cas le premier pôle de transformation de cette ampleur en Europe et nous espérons démultiplier les espaces semblables sur le continent. Notre vocation est internationale. Nous sommes en lien étroit avec des centres d’excellence comme l’université de Standford, le MIT (1), la Singularity University… mais le projet de thecamp, tel que l’a formé Frédéric Chevalier et pour lequel il se bat depuis dix ans, est de ne pas laisser aux Etats-Unis ou à l’Asie le monopole du changement technologique. La France en particulier dispose d’organismes de recherche comme le CNRS (2) ou le CEA (3) dont on méconnait la puissance d’innovation. Pourtant, ils sont en tête du dépôt de brevet dans le monde, et nous devons les valoriser. L’Europe porte des valeurs humanistes, qu’elle oublie parfois, mais qui sont profondes et dont il est nécessaire de réactiver le sens au cœur de l’innovation technologique. Si nous n’y prenons pas garde, au delà d’une question de leadership, c’est la place même de l’homme face à la machine qui risque de nous dépasser. Nous voulons donc faire d’Aix-en-Provence le modèle réplicable d’un lieu d’intelligence collective où l’homme peut comprendre et inventer des solutions durables pour son avenir. Nous n’allons pas tout changer… mais nous allons montrer que c’est possible !

 

(1) Le Massachusetts Institute of Technology (MIT)

(2) Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

(3) Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)


thecamp est  porté par Frédéric Chevalier, entrepreneur aixois, fondateur en 1990 du groupe de communication HighCo, qui a investi 12 millions d'euros pour amorcer le projet. Les collectivités locales de la région PACA, des banques, des groupes industriels et Bercy - dans le cadre du label French Tech - ont complété pour un total de 80 millions d'euros (36 millions pour l'investissement immobilier, 45 pour le fonctionnement de l'université).  thecamp  sera implanté sur un terrain de 7 hectares dans la zone du Technopôle de l’Environnement Arbois Méditerranée (qui abrite également Hysilabs) et son ouverture est prévue pour le troisième trimestre 2017. Il créera environ 150 emplois directs et indirects, dans le management, l’administration, l’animation du lieu, les services d’exploitation et la formation.

En savoir plus : http://thecamp.fr/fr/


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