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Économie

La France dessine son entreprise du futur

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ÉconomieLa France dessine son entreprise du futur

Alors que le gouvernement français planche actuellement sur une nouvelle définition sociale de l’entreprise, se tient aujourd’hui à Lyon la 3e édition du Congrès Entreprise du Futur. Le point avec Alban Guyot, directeur de l’événement, sur les grandes tendances qui dessinent l’entreprise de demain.

Comment définiriez-vous l’entreprise du futur ?

L’entreprise du futur sera avant tout « phygitale », au sens où elle fusionnera les deux mondes physique et digital, en devenant une plateforme et le centre d’un écosystème.

Durant la première décennie de la révolution numérique, entre 1995 et 2005, on a vu la plupart des entreprises soit développer des modèles économiques pure players, entièrement dédiés au Web, soit parier sur le monde physique, notamment dans le retail, en concentrant leurs efforts sur les boutiques et l’expérience client. La décennie 2005-2015 a vu commencer à se créer des passerelles entre ces deux mondes, avec l’émergence de l’omni-canal, du click and mortar, du click and collect, etc. 

Les vingt prochaines années seront à une fusion parfaite entre eux, à travers une économie du partage basée sur l’offre d’une expérience client unique et l’interaction permanente de l’entreprise avec son écosystème (clients, fournisseurs, partenaires, collaborateurs), conçu comme une grande intelligence collective capable de travailler en mode projet.

 

La France a-t-elle un rôle à jouer dans la réinvention de l’entreprise ?

Oui, clairement. De belles dynamiques se sont créées ces dernières années dans notre pays, à l’image de la French Tech et de la French Fab qui nous positionnent comme un précurseur et leader en Europe sur de nombreux sujets de transformation numérique des entreprises.

On ne compte plus les retours positifs que nous font les observateurs internationaux, évoquant la présence exceptionnelle des Français au CES de Las Vegas, notre avance dans le domaine de l’intelligence artificielle – grâce à notre capacité à fédérer des ingénieurs de très haut niveau notamment, le succès d’un Sigfox, qui a su développer un langage universel pour l’internet des objets ou encore celui d’un Navya, sur la mobilité autonome. Cette réputation donne aujourd’hui une attractivité inédite à notre territoire, au service de la croissance de nos PME et ETI comme de nos grands groupes et de nos start-up. En d’autres termes, nous avons aujourd’hui toutes les cartes en main pour faire de la France un pays pilote dans la construction de l’entreprise de demain.

 

Est-ce à dire qu’un modèle français de l’entreprise pourrait s’imposer sur la scène économique mondiale ?

L’entreprise du futur sera avant tout globale, avec un mode de fonctionnement et de développement universel. Quand on voit que les Millennials sont la première génération globalisée de l’Histoire, avec les mêmes besoins, les mêmes envies et les mêmes enjeux de transformation, on se dit qu’il ne peut en être autrement. Pour autant, la France a une culture et des valeurs propres qu’elle continuera, je n’en doute pas, de porter.
 

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