31 janvier 2019 3 minute(s)

Clermont-Ferrand, centre mondial du court métrage

Du 1er au 9 février, Clermont-Ferrand accueille pour la 41e année son festival devenu, au fil du temps, la plus importante compétition cinématographique mondiale consacrée au court métrage. Coup de projecteur sur l’événement marquant d’un secteur en ébullition qui n’a peut-être jamais autant été, à l’ère du numérique, le laboratoire du septième art.
atelier-5.jpg, par AdminLetsGo

Plus de 9 200 films reçus des quatre coins du monde, contre 8 657 pour l’édition 2018. Un record pour le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, qui témoigne de la richesse et de la vitalité d’un format qui s’est toujours voulu à l’avant-garde du cinéma. « Si le court métrage est le point de départ du cinéma en 1895, il est actuellement une part essentielle de ses possibilités d’innovation et de recherche, de son avenir et de son éternelle jeunesse », témoigne Jean-Claude Saurel, Président du festival.

À l’ère numérique, tremper à la source du septième art n’a jamais été aussi accessible aux jeunes talents qui souhaitent faire leurs armes, explorer librement les techniques et leur imaginaire, tisser leur réseau avant de s’attaquer au long métrage.

163 propositions de cinéma de 1 à 60 minutes, et autant de fenêtres ouvertes sur le monde, sont ainsi présentées cette année dans la capitale auvergnate à travers trois compétitions : internationale, nationale et « Labo », dans une quinzaine de salles et amphis pleins à craquer où professionnels et curieux de toutes les classes sociales et générations se mélangent dans la passion et la bonne humeur.

 

Le monde vu d’Auvergne

atelier-6.jpg, par AdminLetsGo

On est loin des soirées confidentielles animées, en 1979, par un petit quoique dynamique ciné-club universitaire désireux de sauver un format menacé de disparaître, alors que la publicité investissait les salles obscures et n’offrait plus d’espace de diffusion autour des « longs ». Sous l’impulsion de l’association Sauve qui peut le court métrage, fondée en 1981, et grâce au soutien des collectivités locales, l’événement s’est structuré peu à peu pour devenir, avec son marché du film, ses conférences et ses masterclass, un carrefour incontournable du court métrage en France et dans le monde.

« Près de 162 000 entrées ont été comptabilisées lors de la précédente édition du festival, ce qui en fait, de loin, la manifestation de cinéma la plus fréquentée en France après Cannes, se félicite son organisation. C’est aussi le plus important rendez-vous mondial  consacré aux films de court métrage. Plus de 3 500 professionnels français et étrangers sont attendus. »

Une vitrine de choix pour la création française, qui se distingue particulièrement – avec un tiers des « expériences » audiovisuelles présentées – dans la compétition Le Labo, créée en 2002 et conçue comme « le lieu d’expérimentation de nouvelles formes de narration ». Quoi d’étonnant pour un pays jaloux de son exception culturelle et qui vit, avec les frères Lumières, naître le cinématographe ?

 

Photos : ©Baptiste Chanat


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