14 juin 2019 3 minute(s)

Les 24 heures du Mans, le Jour J de la Sarthe

Chaque mois de Juin depuis les années 1920, les bolides les plus rapides, les plus puissants et les plus endurants de la planète débarquent au Mans en roulant des mécaniques pour disputer l’une des courses les mythiques au monde. 24 heures chrono et un jour long comme la ligne droite des Hunaudières pour une éternité de légendes automobiles et d’émotions humaines !

« Le Mans » ! A quelques heures du départ de la 87e édition, fermez les yeux, respirez fort. Vous pensez à Steve McQueen (inoubliable dans le film éponyme, réalisé pendant l’édition 1970), à Michel Vaillant, à ces merveilles racées pilotées par des magiciens du volant. Vous entendez hurler les moteurs. Vous admirez les carrosseries, les chevaliers du bitume, les stratégies de course. Vous retenez votre souffle lors des dépassements. Vous croisez les doigts pour qu’aucun accident ne vienne gâcher la fête. Bienvenue dans l’épopée du Mans !

 

Pied au plancher depuis 1923

L’idée d’une grande course de référence est née à l’orée des années 1920 dans la tête des responsables de l'Automobile Club de l'Ouest (ACO). Plan de route ? Imaginer une compétition contribuant à l'évolution du progrès technique et à l'essor de l'automobile. Affaire conclue sur les chapeaux de roue !

En 1922, l’ACO finalise les modalités de la course, une épreuve d'endurance de 24 heures avec un équipage de deux pilotes (puis trois) se relayant jour et nuit.

La première édition, lancée en 1923, compte trente-trois équipages. Elle est remportée par un binôme français – André Lagache et René Léonard – sur une auto tricolore, une Chenard & Walcker. 128 tours bouclés à la moyenne de 92 km/h, un exploit vertigineux pour l’époque, et le coup d’envoi historique de la plus ancienne et plus prestigieuse des courses d'endurance automobiles de sport !

 

Un moteur de l’innovation

[[nid:3163]] Au-delà de son caractère sportif, la course a toujours servi de piste d’expérimentation pour de très nombreuses innovations : nouveaux moteurs, nouveaux freins ou pneus, etc. Elle est par exemple à l’origine des phares antibrouillards.

Dès les années 30, la ligne droite des Hunaudières a été décrétée « laboratoire national ». La ligne médiane des routes françaises y fut testée.

L’édition 2019 est marquée par la présence d’un prototype à hydrogène qui s’élancera en démonstration le samedi 15 juin devant les 62 voitures en lice. Une catégorie « voitures à hydrogène » verra le jour en 2024.

 

Des machines et des hommes

Depuis les années 1950, le départ est donné par une personnalité. Trois présidents de la République (Vincent Auriol, Georges Pompidou et François Hollande en 2015) se sont prêtés au jeu. Ainsi que des personnalités du septième art (Steve McQueen, Alain Delon, Luc Besson ou encore Brad Pitt) ou du monde sportif (Raymond Poulidor en 1978, Fernando Alonso en 2014 …). En 2008, le départ a même été donné depuis la station spatiale internationale ! [[nid:3161]]

Les essais libres et les qualifications ont lieu le mercredi et le jeudi. Le vendredi, c’est jour de parade pour les pilotes avec présentation en centre-ville de l'ensemble des équipages et défilés de véhicules historiques.

Pendant la compétition, le spectacle est aussi en dehors de la piste avec fête foraine, concerts, animations au village, survol en hélicoptère, karting et simulateurs … Ambiance pétaradante garantie !

« Nous sommes les gardiens du temple, les héritiers d’une épreuve unique forgée par l’endurance. Voir les gens des écuries qui s’étreignent, pleurer de joie ou de déception, provoque toujours en moi une décharge émotionnelle incroyable, le temps n’y change rien », s’écrie Vincent Beaumesnil, le directeur sportif des 24 heures du Mans.  Bienvenue dans cette légende Fast & Furious qui écrit une histoire de France à fond la caisse !


Le Mans en quelques chiffres

  • 260 000 spectateurs. 1 400 journalistes accrédités. Course diffusée dans 190 pays.
  • Edition 2019 : 62 équipages, 186 pilotes.
  • 59 femmes ont été engagées dans la course entre 1923 et 2018. En 2019, participation d’un équipage 100 % féminin (sur Ferrari).
  • Dernière victoire d’une voiture française : 2009 (Peugeot)
  • Longueur du circuit : 13,626 kilomètres. Record de vitesse du tour : 251,9 km/h. Record de distance parcourue : 5 410 kilomètres.
  • Retombées financières pour la Sarthe : 115 millions d’euros.

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