7 janvier 2019 3 minute(s)

KineQuantum : la réalité virtuelle s’invite chez les kinés

En France, une centaine de kinésithérapeutes, centres de rééducation ou services hospitaliers proposent des modules de rééducation fonctionnelle (neurologique, vestibulaire, du rachis…) en réalité virtuelle. Tous sont équipées par KineQuantum, une start-up co-fondée en 2016 par Natacha Vanryb et qui, pour la deuxième année consécutive, décolle pour le CES de Las Vegas.
natacha_vanryb_lowdef.jpg, par AdminLetsGo

Réalité virtuelle et kinésithérapie, cela semble singulier à première vue ! Pourquoi mettre aujourd’hui la RV au service des kinés ? 

Natacha Vanryb :  Il faut savoir que, chez un kiné le bilan articulaire est une tâche faite de manière relativement fastidieuse, pour ne pas dire archaïque. Avec la réalité virtuelle , un casque sur la tête et quelques clics, l’expérience est largement simplifiée, et nous permet d’avoir accès à des données sur la vitesse et la fluidité du mouvement qu’il est difficile d’obtenir autrement.

Au cœur de l’activité d’un kiné, il y a la rééducation. Très vite, nous nous sommes aperçus qu’au-delà d’une expérience ludique, la RV a pour intérêt majeur la réduction de la douleur perçue, allant jusqu’à 50% selon une étude américaine ! Cela s’explique notamment par la kinésiophobie, c’est-à-dire l’appréhension de faire un mouvement douloureux. Aujourd’hui, nous menons notre propre étude avec l’Hôpital Cochin afin d’appréhender au mieux cette réalité.

 

Quel est, au fond, le métier de KineQuantum ?

N.V : Nous sommes éditeurs de logiciel : c’est là que se situe notre valeur ajoutée. Les kinésithérapeutes ne sont pas des geeks, nous devons donc apporter une solution clé-en-main, avec un ordinateur équipé d’une carte graphique adaptée, une installation et une formation en ligne.

 

À votre stade de développement, que vous apporte  une présence au CES ?

N.V : En 2018, nous avions eu cette opportunité avec le Village by CA, accélérateur où se situent nos locaux. Nous ne nous adressons pas aux groupes industriels, donc le CES ne représente pas pour nous une opportunité de business pur. En revanche, cela nous permet de maintenir une veille technologique extrêmement utile, notamment pour ce qui est du matériel et surtout des technologies complémentaires liées à la RV (suivi oculaire, plateforme d’équilibre, etc.) et qui ne sont pas encore sur le marché. La RV est un champ récent et très évolutif…

 

Le CES nous permet également d’aborder de plus près la réalité des marchés internationaux, action primordiale pour nous qui réalisons 20% de notre CA à l’international. Nous étudions aujourd’hui le marché américain, et le CES 2019 nous permettra d’accroître notre visibilité à l’international.

 

Pour la notoriété, le CES a été une expérience très importante pour nous. C’est paradoxalement quand on est à l’autre bout du monde que les retombées en France sont les plus importantes ! Nous sommes une start-up, et participer à ce genre d’événements nous permet de gagner en crédibilité.

 

L’écosystème RV en France vous paraît-il suffisamment développé ? Quels seraient aujourd’hui les freins à votre développement ?

N.V :  Notre cœur de métier, c’est vraiment la santé et plus spécifiquement la rééducation. En tant qu’entreprise, c’est plus important pour nous d’échanger avec d’autres acteurs de ce marché qu’avec ceux de la RV, même si c’est bien sûr très intéressant.

 

Une difficulté que nous rencontrons et qui est inhérente à toute start-up innovante, est que nous devons évangéliser et convaincre un marché. Le tout avec les ressources d’une jeune entreprise : c’est un challenge !


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