31 juillet 2019 3 minute(s)

Triballat Noyal : pionnier breton de l’alimentation durable

Depuis trois générations, Triballat Noyal se tient aux avant-postes du développement durable dans le secteur agro-alimentaire. Entre tradition et innovation, l’entreprise familiale bretonne ne cesse aujourd’hui encore d’explorer les marchés de niche pour avoir toujours une longueur d’avance, sans jamais mettre en balance ses valeurs. Dégustation.

Triballat Noyal, c’est l’histoire made in Breizh d’une succession de premières.

Sa fondatrice d’abord, Olga Triballat – grand-mère du PDG actuel – fut la première Française à fréquenter une école de laiterie, alors réservée aux garçons. En 1951, elle crée son enseigne en rachetant la première fromagerie de Bretagne, fondée un petit siècle plus tôt.

Sous la houlette de la génération suivante, l’entreprise fait sa « grande révolution » en mai 68 en lançant les toutes premières bouteilles de lait stérilisé dotées d’un opercule en aluminium – jusqu’alors le goulot était soudé : « Cette technique a connu un grand succès. Les commandes affluaient de la France entière et la laiterie tournait sept jours sur sept », aime à raconter Olivier Clanchin, son dirigeant depuis 2005.

Rapidement copiée par ses concurrents, Triballat fait dès 1975 le pari du bio en vendant la première marque de produits laitiers biologiques (Tante Hélène) sur le circuit traditionnel, puis, en 1995, la première gamme de produits bio (Vrai) en grandes et moyennes surfaces. Quelques années plus tôt, l’entreprise familiale s’était illustrée comme le premier fabricant français de desserts à base de soja, sous la marque Sojasun, au moyen d’un process de fabrication « unique et naturel ». 

 

 Le temps, un allié de l’entreprise familiale

Soucieuse depuis toujours de travailler en étroite collaboration avec le monde agricole, « dans une logique de co-construction » avec les producteurs et les consommateurs, la PME bretonne est aussi à l’origine du premier syndicat interprofessionnel Setrabio (Synabio), chargé d’accompagner l’essor de l’agriculture biologique. C’est également la première entreprise agro-alimentaire récompensée pour sa démarche RSE par l’AFAQ-AFNOR. 

[[nid:3192]] « Le fait d’être une entreprise familiale permet de se placer dans une logique de temps long et d’être, de temps en temps, à contre-courant, témoignait l’an passé Olivier Clanchin. Notre modèle ne réagit pas aux mêmes contraintes que celles générées par un actionnaire extérieur ou un financier. » Une liberté soutenue par des convictions fortes, qui permet à l’entreprise de continuer, aujourd’hui encore, à sortir des sentiers battus.

À l’heure où les produits alternatifs – bio, végétaux ou à base de lait de brebis ou de chèvre, en remplacement du lait de vache – envahissent les rayons ultrafrais et constituent un « nouveau » pôle de croissance investi par les industriels, Triballat fait figure de référence avec sa capacité historique à utiliser dans ses produits les trois laits, qui demande un « processus pointu au niveau technique ».

Dernière innovation en date : un lait de vache garanti sans OGM, sous la marque Petit Breton. « Notre politique "Sans OGM" reste un engagement prioritaire », assure la PME qui, dans ce domaine comme les autres, mise sur la « logique d’agriculture à livre ouvert » pour se démarquer de ses concurrents.


Triballat Noyal en chiffres

  • 320 M€ de CA en 2017
  • 15 sites de production en France et 2 ateliers en Europe, en Espagne et en Italie
  • Plus de 20 pays livrés dans le monde
  • Des produits d’origine à 50 % animale et 50 % végétale ; 50 % d’agriculture bio et 50 % d’agriculture conventionnelle . 

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