La France est sans doute l’un des pays les plus innovants au monde dans le domaine alimentaire avec des milliers de nouveaux produits qui sortent chaque année.

D’après une étude exclusive réalisée par Kantar TNS Food 360 pour le SIAL1, même si les tendances sont mondiales, elles ne s’appliquent pas uniformément, au contraire. « L’alimentation est faite d’usages très locaux, souligne Xavier Terlet, fondateur du cabinet XTC et expert Innovation du SIAL. Chaque pays s’adapte, innove comme Monoprix qui propose des chips au wasabi produites en France. » En revanche, « partout, on entre dans l’alimentaire par le prix, explique Xavier Terlet. Mais attention, il ne s’agit pas d’acheter moins cher mais de trouver le meilleur ratio coût/plaisir pour chaque produit. » Particulièrement en période de crise économique, l’alimentation s’impose comme une bulle quotidienne de petit(s) plaisir(s). Autre constat, si les alicaments n’ont pas toujours rencontré le succès espéré, des produits naturels et fonctionnels remportent eux un beau succès, qu’il s’agisse des « super fruits » (goji, açaï, cranberries…), des légumes santé (comme le chou kale) ou des graines (quinoa, épeautre etc.). Un dynamisme qui permet à la France d’être le 4e exportateur mondial de biens alimentaires transformés (derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas) et d’être un leader reconnu en matière de qualité, de sécurité et d’innovation alimentaire. « La dynamique est réelle et les réussites se multiplient, a confirmé Michel Nalet, vice-président Europe et International de l’ANIA à l’occasion de la remise des RIA Globes au SIAL. Nous faisons rayonner l’excellence de nos produits et de nos savoir-faire au-delà des frontières. »

« 98 % des entreprises françaises alimentaires sont des PME et des TPE*. » Xavier Terlet

Des innovations agroalimentaires #MadeInFrance

Le non gaspillage s’impose aussi dans les usages : les consommateurs préfèrent des produits qui se gardent, permettent d’optimiser la gestion des restes et évitent le suremballage. Les Beaux Quartiers, entreprise créée par des acheteurs et des bouchers, propose ainsi des morceaux d’exception de bœuf qui se gardent au congélateur grâce à un procédé de surgélation déposé, baptisé « So Bœuf ». « Une bonne façon de consommer moins, mais mieux », souligne Franck Priolet, cofondateur de l’entreprise. De nouvelles tendances qui incitent aussi à cuisiner à la maison, voire de faire pousser ses propres produits à l’instar de Prêt-à-pousser qui propose des kits pour cultiver soi-même champignons et herbes aromatiques dans sa cuisine. « Cet essor du végétal renforce l’offre de légumineuses, seules ou en préparation, d’algues, toutes liées au naturel dans l’esprit du consommateur », souligne Xavier Terlet. Quant au financement de ces innovations, la « Food Tech » connaît un véritable emballement avec l’émergence de nouveaux modèles, venus de la high-tech, à l’instar du service de livraison de plats UberEats, les box repas QuiToque ou encore la plateforme d’information sur les allergènes ClearKarma… Avec toutefois « le risque de voir une bulle spéculative gonfler avec des levées de fonds dingues », regrette Xavier Terlet qui souligne néanmoins quelques très belles levées de fonds à l’instar de Frichti qui a levé 12 millions d’euros au printemps.

 

* Source : Association nationale de l’industrie agroalimentaire

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Quelques chiffres : 

46 % des Français produisent certains produits alimentaires pour la consommation de leur foyer.

31 % des Français envisagent d’utiliser une imprimante 3D alimentaire dans un futur proche.

62 % des Français favorisent les aliments fabriqués

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Chargement …