Le syndicat national du jeu video a publié, le 24 novembre dernier, son baromètre annuel, largement salué par Axelle Lemaire, secrétéaire d’état au numérique. La France affiche une forme insolente, tant sur le plan de la création que sur celui de l’exportation.

Le marché des jeux vidéo connaît des jours fastes et la France en profite pleinement. En progression pour la troisième année consécutive, le chiffre d’affaires du secteur en France était de 3,1 milliards de dollars en 2015, contre 2,29 milliards en Allemagne et 5,6 milliards en Grande-Bretagne.  

53 %

C’est la proportion de français qui s’adonne aux joies du gaming selon le SELL (Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs).

En 2016, le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), principal syndicat d’éditeurs de jeux vidéo implanté en France et organisateur de la Paris Games Week, prévoit une augmentation de 4%. D’ici à 2020, le seuil des 3,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires devrait être franchi, selon l’étude Global Entertainment and Media Outlook 2016-2020 (GEMO).  De quoi ouvrir bien des perspectives aux gamers !

 

Ecosystème vertueux

Comme dans le secteur audiovisuel de l’animation, le succès français s’explique par un « écosystème » vertueux. Entre force des éditeurs majeurs de la scène internationale (à l’image d’Ubisoft), solidité des suivants (Gameloft, Arcane Studios), et dynamisme intrépide d’un réseau riche de nombreux éditeurs indépendants (Amplitude, Asobo, Ankama) dont certains, comme Cyanide ou Spiders, n’hésitent pas à faire vibrer les marchés de niche, la création française se porte au mieux.

41%

C’est la part des exportations dans le chiffre d’affaires des studios de jeux vidéos français.

Les studios tricolores peuvent aussi compter sur un réseau actif de distribution en France (Carrefour, Leclerc, Fnac and Micromania) et un part grandissante de l’exportation dans leur chiffre d’affaire. Celle-ci était de 41 % en 2013, 42 % en 2014 et 44 % en 2015.

Les Français sont ainsi pleinement insérés dans le boom d’une industrie qui malgré des années creuses, bénéficie désormais des progrès technologiques, des nouvelles consoles et de l’essor des jeux sur mobiles et tablettes. 

 

Réalité virtuelle

L’arrivée des premiers casques de réalité virtuelle à la rentrée 2016 a déjà prouvé la réactivité française. Asobo Studio, principal studio indépendant de développement de jeux vidéo en France, vient ainsi de livrer à Microsoft deux jeux vidéo holographiques et une application pour son casque de réalité augmentée HoloLens. Une première mondiale qui n’a pas manqué de braquer les projecteurs sur cet acteur bordelais jusqu’ici méconnu du grand public.

 

Patrimoine

Industrie désormais plus puissante que le cinéma, talonnant le livre, le jeu video s’est imposé en France comme partie intégrante de sa culture populaire. Depuis 1992, les éditeurs ont d’ailleurs l’obligation de déposer les jeux vidéo distribués en France au département de l’Audiovisuel de la BnF. Celle-ci était  présente pour la première fois lors de la Paris Games Week, une manière de rappeler qu’entre bobines et vielles consoles, le virtuel dessine une part bien réelle de notre histoire.

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