Les anciens de l'École Normale Supérieure (ENS) de Paris sont, devant les diplômés du California Institute of Technology (Caltech) et de Harvard, ceux qui ont le plus de chances de décrocher un prix Nobel au cours de leur carrière. Tel est l’enseignement d’une étude conduite par deux chercheurs américains. Cocorico !

L’institution est suédoise, ses prix universellement recherchés, et ses lauréats issus du monde entier. Mais certaines nations se taillent la part du lion dans ce si prestigieux gâteau qui récompense depuis plus d’un siècle les plus solides intelligences créatrices. Parmi ces pays phares habitués à faire la course en tête, il y a la France, qui vient d’ailleurs d’ajouter un trophée supplémentaire à sa moisson de Nobel grâce à Jean-Pierre Sauvage, couronné en Chimie le 5 octobre dernier.

Le pays d’Albert Camus, de François Jacob, de Maurice Allais, de Pierre et Marie Curie ou encore d’Albert Schweitzer – tous récompensés d’un Nobel … et même de deux pour Marie Curie, « titrée » en physique en 1903 et en chimie en 2011 -, compte à ce jour pas moins de 62 lauréats, dont 15 en littérature (record absolu), 13 en médecine et 13 aussi en physique. Sans oublier 10 distinctions au titre du Nobel de la Paix (dernier « heureux élu » : Médecins sans Frontières en 1999).

On savait donc depuis longtemps que la France comptait au nombre des poids lourds souvent victorieux dans cette rude compétition internationale mettant aux prises les plus grands savants et créateurs de la planète.

Mais ce qu’on ignorait jusqu’ici, c’est que la première pépinière à Nobel ne se trouve ni dans la Silicon Valley, ni sur la côte Est avec ses prestigieuses universités, ni même à Oxford ou à Cambridge. Mais en France. A Paris. Au cœur du quartier latin. Bienvenue à l’ENS, terre promise des futurs Nobel et autres médaillés Field (l’équivalent du prix pour les mathématiciens).

 

Où l’on découvre qu’il est recommandé de passer par la case France pour décrocher le Nobel

Jonathan Wai et Stephen Hsu, chercheurs à la Michigan State University (MSU), viennent en effet de publier une étude qui montre - chiffres et données à l’appui - que l'institution d'enseignement supérieur et de recherche d'où il faut sortir pour gagner un prix Nobel n’est autre que... l'École Normale Supérieure de Paris, la célèbre et bicentenaire ENS, fondée en 1794.

Les deux hommes expliquent : "Le nombre de diplômés par structure a été estimé à partir des données du classement universitaire international QS World University sur les 50 dernières années". De quoi il ressort, selon eux, que "nous pouvons être sûrs à 95% que l'ENS et Caltech sont en première et deuxième position " !

Bref, si vous voulez vous aussi décrocher un prix Nobel, n’hésitez pas à cocher la case « ENS ». Il vous sera même permis de décliner le Prix, comme le fit le normalien pas très catholique mais très cathodique Jean-Paul Sartre en 1964.

   

Salut France, tu as le bonjour d’Alfred !

Il est fort probable que les conclusions de cette étude auraient plu au père géniteur de cette formidable aventure intellectuelle, l’industriel explosif et néanmoins philanthrope Alfred Nobel. Suédois amoureux de la France et de sa capitale. Il y vécut et il y mit au point en 1875 la dynamite « Extra Nobel ». Il savait que Paris était une ville propice aux inventeurs, et pas seulement en matière de poudre.

Il est plaisant de rappeler que c’est également à Paris qu’Alfred Nobel mit la dernière touche à son testament, par lequel il légua l'intégralité de sa fortune pour la création du prix portant son nom. Et ce, dans le but de récompenser chaque année des personnes ayant rendu service à l'humanité. Merci Alfred.

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