Le Prix La Tribune Jeune Entrepreneur fait partie de ces événements revigorants, qui donnent une furieuse envie de croire en l’entrepreneuriat français et ses alliés.

Les 40 finalistes présents sur la scène du Grand Rex, le 4 avril dernier, dégageaient une énergie empreinte d’idées d’avenir et de désir d’accomplir… de grandes choses ? Pas du tout, simplement des produits et services utiles à la santé publique, à la formation, à l’artisanat etc. bref, au service des Français. Retour sur les trois enseignements majeurs de la 4e édition du PTJE.

1. Les acteurs de proximité sont indispensables à la détection des jeunes entrepreneurs.

Afin de sélectionner les quelques 256 start-ups pouvant aspirer au prix PLJE, le jury a sillonné toute les régions. Et toutes avaient des talents à offrir. « Aujourd’hui, explique Jean-Christophe Tortora, président du quotidien La Tribune, nous sommes dans l’hyper connexion : où que l’on soit, on peut créer, innover de partout ». Si la répartition sur le territoire s’est avérée plutôt homogène, l’enjeu se situait plutôt du côté des mécanismes de détection. « Banques, incubateurs régionaux, les sponsors qui activent leurs réseaux, entre autres, mènent en amont une mission de proximité indispensable, en prise directe avec le terrain », témoigne Fabien Piliu, journaliste du même quotidien, spécialiste de la politique du gouvernement en faveur des entreprises et membre du jury.

2. L’innovation est une question de ressources et de rencontres.

Aujourd’hui de nombreuses entreprises ont leurs espaces de co-working, lancent des appels à projets, organisent des concours pour start ups et hébergent leurs propres incubateurs. Ils s’appellent Pulse pour EDF, Innov & Connect pour BNP Paribas ou encore Fab France pour Orange. Fabien Piliu n’y voit pas de télescopage mais plutôt une richesse « Créer des synergies est une condition de réussite, c’est la raison pour laquelle le prix PTJE s’associe à autant d’acteurs différents. Ensemble, nous pouvons aider à faire éclore ces jeunes entrepreneurs, aux différents stades de leurs parcours. Les grandes entreprises ont les moyens d’offrir un accompagnement financiers et des compétences techniques. Mais l’innovation, c’est aussi une question de rencontres. Les jeunes entrepreneurs ont besoin d’être mis en relation avec ceux qui pourront les faire progresser. Notre prix, parce qu’il est porté par un media économique, a cette vocation médiatrice. »

3. Les entrepreneurs se tournent vers l’industriel et délaissent les applications

C’est en tout cas le constat du journaliste. « Les entrepreneurs que nous avons auditionnés portaient des projets moins technos et plus industriels. » Comment se l’expliquer ? « Peut-être par un marché des applications qui se révèle de moins en moins lucratif. La seule constante qui demeure est la nécessité d’inscrire son projet dans la réponse à un besoin. La notion de service est primordiale. » C’est par exemple ce qui caractérise la start-up PermiGo, récompensée dans la catégorie Nouveaux services. Cette autoécole en ligne propose une formation au permis de conduire à des tarifs abordables, nettement inférieurs au marché.

Etions-nous ce soir-là en présence des 40 start-ups qui renouvelleront le CAC 40 de demain ? Emmanuel Macron, invité d’honneur, s’est posé la question dans son discours inaugural. Sa seule certitude ? L’entrée de l’un de ces entrepreneurs au sein du club ferait du bien à notre économie car nous avons tant de choses à apprendre d’eux.

Le palmarès

• Catégorie Start – Donecle

• Catégorie Nouveaux Services – PermisGo

• Catégorie Industries – 10vins

• Catégorie Innov & Connect – Think and Go NFC

• Catégorie Santé – Mdoloris Medical System

• Catégorie Numérique – Pradeo

• Catégorie Green Business – Spareka

• Prix coup de cœur – Zelip Prix spécial du jury – Michel et Augustin

Chargement …