A la fois société d’investissement et fonds de dotation, Raise aspire à créer un écosystème unissant grands groupes, ETI, investisseurs et associations, au service de la croissance en France. Focus sur cet organisme, original, entièrement tourné vers le rayonnement de l’entrepreneuriat français.

Jeunes de France, revenez !

Tout est parti de la lecture d’un article dans Libération le 3 septembre 2012 titré : «  Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !  ». Choqués par le message, Clara Gaymard et Gonzagues de Blignières décident de créer un outil performant, bienveillant et généreux destiné à venir en aide aux entreprises françaises capables de créer de l’activité, des emplois et de nourrir la croissance. Raise voit ainsi le jour avec deux outils : Raise Investissement et le Fonds de dotation Raise. Le premier investit en minoritaire et sur le long terme dans des ETI*, tous secteurs d’activité confondus ; le second accompagne les entreprises de croissance de plus de deux ans. Un duo original tant dans sa structure que dans les montants investis.

 

Un modèle unique en France

Doté de 350 millions d’euros, Raise Investissement a déjà investi dans sept entreprises depuis sa création et réalisé une première sortie avec Serenium. « Raise investissement a la particularité d’être financé par une soixantaine d’actionnaires dont plus de la moitié du CAC40 (un tiers d’industriels, un tiers de banques et assurances et un tiers d’entrepreneurs et family office), explique Paul Jeannest, directeur du fonds de dotation Raise. Autre particularité de la société : les membres de nos équipes renoncent à la moitié de la rémunération sur la plus-value. Celle-ci abonde le fonds de dotation ».  Un cercle vertueux où les grandes réussites françaises investissent dans une structure qui aide les ETI à grandir. La réussite de ces ETI permet l’émergence des stars de demain.

 

Un partenaire de la croissance

Le fonds de dotation Raise, lui, intervient sur un marché très particulier : celui des entreprises qui réalisent plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires et qui enregistrent une croissance soutenue tant en termes de revenus que d’effectifs. « En France, il existe de nombreuses initiatives pour aider les porteurs de projets, les start-ups, mais peu accompagnent la croissance. Nous voulons agir sur la pérennité de ces sociétés lors de leur phase de développement post-amorçage », précise Paul Jeannest. Plusieurs outils sont ainsi mis à disposition par le fonds de dotation Raise : financements par prêts d’honneur à taux 0 et sans garanties ou encore mentorat par des dirigeants de grands groupes et des cabinets de conseil, qui offrent temps et compétences sur des problématiques opérationnelles. Une dizaine de jeunes entreprises ont ainsi déjà bénéficié de ces prêts dont Manomano, Early Metrics ou Natural Grass, toutes leaders sur leurs marchés. En parallèle, le fonds aide aussi les grandes entreprises à créer leur propre programme d’open innovation et se rapprocher de l’univers des jeunes entreprises «  Nous avons ainsi aidé Unibail-Rodamco et le groupe Galeries Lafayette à créer leur accélérateur  », souligne Paul Jeannest. Dans les prochains mois, deux autres structures complèteront l’offre de Raise : Raise Immobilier qui aidera les ETI à mieux se loger, et Raise Ventures. L’une comme l’autre abandonneront aussi la moitié de la plus-value qui sera réinvestie dans la fondation. Un cercle vertueux pour tout le monde. 

 

*Entreprises de taille intermédiaire.

Clara Gaymard et Gonzagues de Blignières, co-fondateurs de Raise

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