Ce trésor national nommé Roland-Garros
Court Philippe Chatrier
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Ce trésor national nommé Roland-Garros

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SportCe trésor national nommé Roland-Garros

Depuis 1928, le stade Roland-Garros accueille chaque printemps l’élite du tennis mondial. Tournoi prestigieux s’il en est, Roland-Garros n’est pas seulement une compétition sportive : c’est un fleuron du génie français, un symbole de l’art de vivre à la française.

Une légende française

Ce temple de la terre battue a vu le jour à la fin des années 20. Les glorieux Mousquetaires qu’étaient Lacoste, Cochet, Borotra, Brugnon venaient – grande fierté nationale ! - de remporter la Coupe Davis aux Etats-Unis. Et ces vedettes charismatiques devaient défendre leur titre à domicile.

Aucun stade n’ayant été jugé apte à recevoir un tel événement, on décida d’en construire un tout neuf. Le projet fut confié à l’architecte français des J.O. de Paris de 1924, Louis Faure-Dujarric. Un nom un peu oublié aujourd’hui. Pas comme celui de Roland Garros –  héros de la Grande Guerre et pionnier de l’aviation – l’un des secteurs de pointe de la Belle Epoque, où la France était leader mondial !

Roland-Garros est le seul des quatre tournois du Grand Chelem hors du monde anglo-saxon. C’est un tournoi qui fait figure de sanctuaire du tennis « latin », où la langue anglaise ne règne pas en maître, où les annonces des arbitres sont en français, où la surface est rouge, crayeuse et aussi raffinée que le gazon de Wimbledon. Le village gaulois tient son rang !

Roland-Garros est donc une fierté française, même si les joueurs tricolores n’y rencontrent que rarement le succès. Et lorsqu’ils y parviennent, ils prennent place dans le panthéon des gloires nationales, à l’image de Yannick Noah, de la Franco-américaine Mary Pierce, ou encore de Françoise Durr, victorieuse en 1967, originaire d’Algérie et qui vécut de longues années aux Etats-Unis. Ces champions ne symbolisent-ils pas à leur façon une France ouverte et riche de sa diversité ?

 

Un avenir à préserver

La quinzaine de Roland-Garros et son tapis de brique pilée appartiennent au patrimoine de la France et de sa capitale, comme la Tour Eiffel ou encore le Tour de France.

Confronté à une rude concurrence internationale, le site doit se moderniser, s’agrandir, se doter d’un toit. Des travaux pharaoniques ont été engagés pour se mettre à niveau d’ici à 2020. C’est le prix à payer pour rester dans la cour des grands. « Notre stade sera magnifique lorsque la dernière pierre sera posée, avec la structure du toit sur le Central », s’enthousiasme Guy Forget, directeur du tournoi et ancien numéro 1 français.

Et le nouveau président de la FFT, Bernard Giudicelli, de renchérir : « Notre volonté est de faire de Roland-Garros un tournoi unique, le symbole de la France qui gagne, innove et "performe". Mais aussi d’une France qui inspire et développe le tennis mondial et qui en fédère les acteurs. »

Ainsi, Paris demeurera le tabernacle qui, depuis près de quatre-vingt-dix ans, abrite le cœur battant de la terre battue. Les champion(ne)s de cette surface si exigeante continueront, chaque joli mois de mai, à s’écrier: « A nous deux, Paris ! ». A nous la France, à nous Roland-Garros, terre d’excellence de la planète jaune !

 

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