Cinéma, une industrie française en plein boom
La Cité du Cinéma. Copyright : Jean-Claude Guilloux
Grand écran

Cinéma, une industrie française en plein boom

par

Grand écranCinéma, une industrie française en plein boom

Depuis 2000, le nombre d’entrées et de séances en salle de cinéma ne cesse de progresser en France. À l’heure où les projecteurs sont braqués sur le Festival de Cannes, focus sur un secteur qui affiche une belle santé et donne une part croissante à la production locale.

1er

La France est le 1er pays d’Europe pour la fréquentation des salles de cinéma (Source : CNC)

Le cinéma, sortie culturelle préférée des Français

 

Se rassembler dans une salle obscure et frémir ensemble dans des conditions de son, d’image – et désormais de mouvement, avec l’ouverture en mars 2017 de la toute première salle 4DX en France, au Pathé la Villetteextra-ordinaires : les Français n’ont jamais été si nombreux à se retrouver au cinéma depuis l’arrivée du téléviseur, qui était venu mettre fin à l’âge d’or des actualités cinématographiques et du Cinema paradiso.

Pour la troisième année consécutive, les entrées en salles ont ainsi dépassé la barre des 200 millions en 2016, atteignant leur deuxième meilleur niveau depuis cinquante ans. Cette tendance, confirmée par les tout derniers chiffres du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), place la France en tête des pays européens pour la fréquentation des cinémas.  

213 millions

C'est le nombre d'entrées en 2016, soit +3,6 % par rapport à 2015 (Source : CNC)

« Ce record historique témoigne de la vitalité du cinéma en France , et démontre une fois encore qu'il est la sortie culturelle préférée des Français », se réjouit Frédérique Bredin, présidente du CNC. Un record d’autant plus notable que d’autres secteurs comme le théâtre ou la comédie musicale – en particulier les salles privées – souffrent depuis les attentats de 2015, responsables d’une baisse des déplacements du public provincial vers Paris.

Média de proximité par excellence, le septième art attire de plus en plus de non cinéphiles, servis par une multiplication des salles à travers le territoire, y compris en zone rurale, et de nombreuses initiatives telles que les tarifs adaptés aux tranches d’âges et aux catégories sociales.

 

43 % 

C'est la part de marché des films français qui poursuit sa progression sur le 1er trimestre 2017 par rapport à début 2016 (40 %) (Source CNC)

Les beaux jours du « made in France »

 

Si les blockbusters hollywoodiens se taillent toujours la part du lion sur nos écrans, ces dernières années marquent une montée en puissance des films français dans le box-office hexagonal. Au moins 18 d’entre eux ont dépassé le million d’entrées en 2016, contre 14 en 2015, et tous les genres ont été plébiscités : la comédie avec Les Tuche 2 : Le rêve américain (4,6 millions d’entrées) ou Camping 3 (3,2 millions), le biopic avec Chocolat (1,9 million) et L’odyssée (1,2 million), la comédie dramatique avec Médecin de campagne (1,5 million), l’animation avec Ballerina (1,2 million), le documentaire avec Les saisons (1 million)… À noter également une hausse des productions au budget compris entre 4 et 7 M€ : « Cette évolution est à souligner car ce sont généralement des films ambitieux sur le plan artistique, et qui ont parfois des difficultés à se financer », observe le CNC.

270 Millions €

d’activité supplémentaire générée par les crédits d’impôt : 211 M€ au titre des films d’initiative française dont le tournage a été relocalisé en France et 59 M€ au titre des productions étrangères partiellement ou entièrement tournées dans l’Hexagone

Le public doit cette grande diversité des œuvres françaises en salles à la politique volontariste de l’État en faveur de notre « exception culturelle ». Afin d’assurer une meilleure visibilité des films indépendants sur le territoire, les salles se sont par exemple engagées il y a un an à « mieux diffuser, et plus longtemps, les films de distributeurs plus petits. On revient à une idée de contrat entre distributeurs et salles », décryptait alors l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID).

Autre tendance positive du secteur : la relocalisation massive de la production cinématographique, conséquence directe de la revalorisation des crédits d’impôt au profit des films d’initiative française comme des productions étrangères. Ainsi, le nombre de jours de tournage en studio en France a augmenté de 56 % en un an, et il n’est pas anodin qu’un film emblématique comme Mission : Impossible 6 soit actuellement en plein tournage à Paris. « C’est le signe que le pari de l’attractivité est gagné, grâce aux crédits d’impôt, et grâce aux savoir-faire de l’industrie française » assure Frédérique Bredin.

Rendez-vous sur la Croisette pour en découvrir la dernière cuvée.

 

 

Chargement …