La blockchain disrupte les transactions
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La blockchain disrupte les transactions

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FintechLa blockchain disrupte les transactions

Récemment, se tenait à Paris le Ouishare Fest, rendez-vous incontournable de l’économie numérique et du partage. Temps forts de cet événement : les débats consacrés à la blockchain. Les experts voient en cette technologie de multiples possibilités de révolutionner les transactions.

 

La blockchain fonctionne comme un registre décentralisé des transactions. Elle stocke les informations de manière transparente et sécurisée. Son contrôle ne dépend d’aucun organe central tiers puisqu’il est assuré collectivement par l’ensemble des participants.

Si la blockchain fait aujourd’hui l’actualité, c’est parce qu’elle pourrait bien nous obliger à repenser la façon dont est vérifié qui possède quoi, et qui a le droit de vendre ou d’acheter. A terme, cette technologie, sous-jacente à la monnaie virtuelle Bitcoin, conduirait acheteurs et vendeurs à interagir directement sans les intermédiaires que sont, par exemple, les notaires ou les banques ; les transactions ne seraient pas anonymes mais pseudonymes : le registre crypterait les données relatives à la transaction, mais ne partagerait aucune information personnelle.

 

Simplification financière aujourd’hui, outil de démocratie participative demain ?

A court terme, la blockchain concerne la simplification des transactions financières. Elle permettra de limiter le coût de gestion du back-office ou encore de diminuer les frais de transfert entre banques. Mais, on peut imaginer très bientôt voir se développer des smart contracts, c’est-à-dire des contrats d’exécution automatique, inviolables et infalsifiables. Il deviendrait alors possible pour tout assureur d’indemniser en temps réel, de façon automatique en utilisant des procédures simplifiées et sécurisées.

Demain, la blockchain pourrait également servir à simplifier les relations entre les gouvernements, les institutions et les citoyens. Simplifier les processus de vote et ainsi pouvoir les démultiplier, dans une logique de démocratie participative ; généraliser une gestion des cadastres dématérialisée ou faciliter l’obtention des cartes d’identité, des permis de conduire etc.
Les applications sont nombreuses. C’est une profonde révolution structurelle des usages et des rapports, entre individus et organisations, que la blockchain opère.

 

La France en position

Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, annonçait aux Assises du financement participatif, une adaptation de la réglementation financière afin d’expérimenter les blockchains sur le marché des bons de caisse. Si le test est concluant, le gouvernement pourrait l’étendre aux titres non cotés afin de favoriser l’émergence d’une bourse des PME.

Avis aux innovateurs, aux start-upers et aux entrepreneurs : à eux d’inventer le service et l’usage autour de cette technologie ! Trois start-up labélisées « French Touch » tirent déjà leur épingle du jeu.
 

Stratumn met à disposition des développeurs la technologie Blockchain via une plate-forme. Ainsi, chacun peut l’utiliser pour son activité, sans en être un spécialiste car toute la puissance des blockchains, c’est de ne pas se limiter aux Fintechs mais de pouvoir servir tous les secteurs d’activité.

La start-up marseillaise KeeeX a développé une solution de travail collaboratif horodaté reposant sur la blockchain, permettant pour chaque document de conserver les références exactes des versions précédentes.

Enfin Belem est une start up qui explore toutes les applications réelles de la blockchain, pour évaluer son potentiel et déterminer les contraintes engendrées par son développement. Dernièrement, la start-up a proposé à un mouvement politique une application de vote via les blockchains,  à l’occasion d’élections départementales et régionales internes.

 

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