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Dossier anti-gaspillage

La France engagée dans la lutte anti-gaspillage

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Dossier anti-gaspillageLa France engagée dans la lutte anti-gaspillage

Enjeu à la fois environnemental, économique et social, la lutte anti-gaspillage concerne toute la chaîne alimentaire, de la production à la consommation. Les banques alimentaires se mobilisent pour trouver des solutions pérennes afin de limiter les pertes.

Une volonté affirmée de lutter contre le gaspillage

Depuis juin 2013, la France s’engage pour lutter contre le gaspillage. Deux démarches illustrent cette volonté affirmée : la mise en place du Pacte national de lutte contre le gaspillage qui entend le réduire de moitié d’ici 2025, et la loi Garot, votée en février 2016, qui interdit aux grandes surfaces de jeter les invendus consommables et les oblige à signer une convention avec une association.

Le gaspillage, qu’est-ce c’est exactement ? « Toute substance alimentaire, crue ou cuite, qui est jetée, a l’intention d’être jetée ou nécessite d’être jetée », selon la définition donnée par l’Union européenne.

En 2016, c’est encore un tiers des aliments destinés à la consommation humaine qui est perdu dans le monde. En France, le gaspillage représente 29 kg – dont 7 kg d’aliments encore emballés – et coûte entre 100 et 160 euros par personne et par an.

Pour continuer de progresser, les banques alimentaires se mobilisent. 

 

Les banques alimentaires redonnent une seconde vie aux produits retirés des rayons des supermarchés en les redistribuant à des personnes démunies.

 

Réutiliser 68 000 tonnes de denrées

Les banques alimentaires sont essentiellement connues pour la Collecte nationale de denrées auprès du grand public, qui se déroule chaque année le dernier week-end de novembre. Mais c’est oublier qu’elles œuvrent également tout au long de l’année pour récupérer des produits destinés à la poubelle.

 

« Au niveau national, nos quelques 6 000 bénévoles visitent chaque jour 2 350 magasins. Ce sont ainsi plus de 68 000 tonnes de denrées provenant de l’industrie agroalimentaire, des agriculteurs et de la GMS1 qui sont sauvées chaque année », Geneviève Pupil, de la banque alimentaire de Nancy et Meurthe-et-Moselle et vice-présidente de la Fédération française des banques alimentaires.

 

Ménages et collectivités, tous concernés

Défaut d’emballage ou d’étiquetage, dates de péremption courtes, fruits et légumes mal calibrés ou en surplus, ces tonnes de produits permettent chaque année à plusieurs centaines de milliers de personnes en France de pouvoir manger. Pour sensibiliser le plus grand nombre au gaspillage, plusieurs banques alimentaires ont publié des petits livres de recettes pour proposer de nouvelles utilisations des restes et ne rien jeter. Ainsi, la banque alimentaire du Lot s’est associée au chef Alexis Pelissou pour concevoir Mes petits plaisirs accommodés. « Neuf Lotois sur dix pensent ne pas gaspiller ou alors peu, alors que les déchets alimentaires représentent 19 kilos par an et par personne sur le département, regrette Francis Nadal, président de la banque alimentaire du Lot. À nous de les sensibiliser et de leur faire prendre conscience de cet immense gâchis. ». Ce souci concerne aussi bien les ménages que les restaurants collectifs. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) en a fait un de ces combats et s’engage ainsi auprès des restaurants collectif et commerciaux afin de les sensibiliser et de limiter le gaspillage.

 

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