La France fait bonne impression dans la 3D
Nouvelle technologie

La France fait bonne impression dans la 3D

par

Nouvelle technologieLa France fait bonne impression dans la 3D

Les services inédits offerts par les entreprises françaises du secteur les font remarquer sur la scène internationale.

Arnaud Coulet, fondateur et directeur de Fabulous, ne regrette qu'une chose : que le premier brevet (en 1989 !), français, dans le domaine de la 3D ait été exploité d'abord aux Etats-Unis plutôt que dans l'Hexagone... Qu'à cela ne tienne, le patron de cette entreprise de conseil, production et services en impression 3D, a bien l'intention de participer à la nouvelle révolution et d'encourager toute l'économie française à sauter le pas.

Les vertus de la fabrication additive (le vrai nom de la 3D) sont évidentes : la production est plus rapide et elle est personnalisable. Enfin, compte tenu de ces avantages, son coût est compétitif.

Tout a commencé dans l'industrie, avec le prototypage (pour lequel le temps de réalisation est réduit de 60 %), le maquettage, puis la fabrication de pièces, notamment d'avion (certains appareils intègrent déjà des dizaines de pièces imprimées en 3D), pour maintenant faire partie du quotidien, avec des prothèses, des appareils auditifs, des chaussures, des bijoux et même des pâtes alimentaires !

 

Les PME françaises relèvent des défis mondiaux

Ainsi, dans l'aéronautique, les initiatives françaises abondent. A retenir, en particulier, celle de Turbomeca (Safran), leader mondial des turbines d’hélicoptères. La société a lancé il y a quelques mois la production en série de pièces de son nouveau moteur Arrano en impression 3D. De son côté, GE fabrique aussi en 3D des injecteurs pour le futur moteur Leap de CFM, sa co-entreprise avec Safran.

D'autres sociétés se font également remarquer dans l'aéronautique. C'est le cas de la start-up strasbourgeoise BeAm. Elle a mis au point une machine laser d'impression additive à partir de poudre de métal qui fabrique à la demande des pièces, notamment d'avion, et les répare. Cette dernière opération est inédite ! Et BeAm assure n'avoir qu'un seul concurrent au monde sur son créneau : l'Américain Optomec.

D'autres secteurs sont concernés, avec autant de succès à la clé. Ainsi, Sculpteo, une PME de la région parisienne, a été choisie l'an dernier par l'américain Staples, spécialiste de la vente de fournitures de bureau, pour déployer sa plateforme d'impression 3D. Objectif ? Permettre aux clients de sélectionner un modèle d'objet de bureau parmi ceux qui sont proposés ou de télécharger leurs propres conceptions. Sculpteo a aussi été sélectionnée par HP pour le même type de service. Et elle a noué des partenariats avec Amazon, e.bay, Auchan, Orange et La Poste.

 

Bio-imprimer des cheveux

Dernier exemple d'une liste qui pourrait être beaucoup plus longue, la start-up Poietis, près de Bordeaux, qui a bien l'intention de relever un défi scientifique inédit, celui d'imprimer un follicule pileux (qui produit le cheveu), avec une bio-imprimante... Elle a développé sa technologie - unique au monde - en collaborant avec l'Inserm et à l'Université de Bordeaux. Et a conclu un contrat avec L’Oréal pour lancer cette nouvelle révolution.

 

 

Chargement …