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Consommation

La France, leader européen des circuits courts

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ConsommationLa France, leader européen des circuits courts

S’ils ne représentent aujourd’hui que 7 % de la consommation, les produits proposés en circuits courts font de plus en plus d’adeptes. Et la France est en pointe dans ce domaine. Les offres se multiplient grâce au commerce en ligne, avec la garantie de produits ultra frais pour les consommateurs, mais aussi d’une meilleure rémunération pour les producteurs. Illustration avec trois exemples.

Eviter la surpêche

Parmi les pionniers, Poiscaille a fait le pari de livrer poissons, coquillages et crustacés seulement 48 h après leur pêche, contre une à deux semaines dans le commerce traditionnel. « Nous travaillons avec une cinquantaine de petits pêcheurs, de Fécamp à Bastia, explique Charles Guirriec, cofondateur du site. Aujourd’hui, nous livrons 1500 casiers par mois à des particuliers, mais aussi à des restaurateurs parisiens. » Un partenariat gagnant pour tous : les pêcheurs sont payés deux fois plus que dans la filière classique et les consommateurs redécouvrent le goût des produits frais grâce à une grande variété d’espèces. « Du coup, les pêcheurs peuvent sortir moins souvent et nos clients redécouvrent des poissons méconnus et pas en surpêche », souligne Charles Guirriec.

 

Limiter le gaspillage

Même souci de fraîcheur et de proximité pour A l’ancienne, qui livre des paniers bio et locaux. Le site lancé par Paul Charlent en novembre dernier a tout de suite trouvé un public. « Nous travaillons avec une vingtaine de producteurs et éleveurs en Ile de France, Picardie et Seine-Maritime, précise le cofondateur du site. Tous sont en bio ou en conversion et adhèrent à nos valeurs de respect de l’environnement et de transparence des provenances. » Le nom du producteur est associé à chaque produit et la promesse « cueilli le matin, livré le soir » est tenue, deux fois par semaine lorsque les paniers sont livrés. « Pas de panier tout fait ; le client choisit ce qu’il veut jusqu’à la veille de la date de livraison et le producteur cueille donc sur commande. Il y a moins de gaspillage des deux côtés », explique Paul Charlent.  

 

Favoriser la réinsertion

Privilégier les productions d’Ile-de-France plutôt que du bout du monde, tel est le choix d’Hortense Harang. Sa société Les Fleurs d’ici commercialise ainsi sous forme d’abonnement les fleurs d’une trentaine d’horticulteurs franciliens. Incubée par La Ruche, son entreprise a une démarche particulièrement responsable. Installée sur le site du Grand Vavin, à Paris, Les Fleurs d’ici participent à la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi. « L’avantage des fleurs, c’est que c’est très valorisant, souligne Hortense. Cela contribue à leur apprendre un métier et à leur redonner confiance. » Et l’avenir s’annonce radieux : Les Fleurs d’ici a remporté le challenge Gare partagée et va vendre ses bouquets dans une trentaine de gares franciliennes. « Pas de souci d’approvisionnement : il y a plein de friches en Ile de France et beaucoup d’agriculteurs seraient ravis de se mettre à cultiver des fleurs », se réjouit Hortense.

 

La France leader en Europe

Ces trois exemples illustrent bien la place de leader qu’occupe la France dans la distribution en circuits courts. Ainsi, rien que le réseau des AMAP, qui regroupe deux mille associations de maintien de l’agriculture paysanne, fournissent fruits et légumes en circuit court à environ 320 000 personnes. Davantage que partout en Europe… et dix fois plus qu’en Allemagne ou en Italie.

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