L'appel de l'international : comment nos entreprises digitales y répondent
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L'appel de l'international : comment nos entreprises digitales y répondent

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Comercio, trade, Shāngyè ... Les entreprises françaises du digital sont prêtes à faire du business dans toutes les langues ! Elles aspirent de plus en plus à se développer sur le plan international, afin d’atteindre de nouveaux relais de croissance. Mais comment ?

Avec un taux de croissance de 14%, l’industrie numérique française se porte bien. C’était le message de la 9e édition du classement Les 100 digital, révélé le 10 mai dernier. Pour Jamal Labed, président de TECH’IN France et partenaire de l’événement, les sociétés qui font le choix du passage au cloud, comme celles qui décideront de conquérir d’autres marchés en dehors de la France, seront celles qui surperformeront. Alors comment réussir son passage à l’international ?

Voici les retours d’expérience et quelques conseils de Pierre-Marie Lehucher, BERGER-LEVRAULT, Yanis Kiansky, ALLOCAB, Olivier Vialle, PWC, Ségolène Finet, TALENTSOFT et Claire Houry, VENTECH, tous participants à la table ronde intitulée « A la conquête de l’international ».

Choisir l’international pour une bonne raison   Certains ont adopté une démarche « Think global » dès le départ, d’autres en cours de route, confrontés à un marché en mutation. « Dès lors que les collectivités ont mutualisé leurs moyens et se sont montrées plus vigilantes sur la dépense publique, nous avons compris que la France devenait pour nous davantage un marché de transformation que de développement. Et qu’il fallait donc se tourner vers d’autres marchés avec des similitudes culturelles. L’objectif était formulé et tout est devenu clair : l’international, il ne faut y aller que si cela rend service à l’entreprise », témoigne Pierre-Marie Lehucher. Résultat ? Berger-Levrault réalise 25% de ses revenus à l’étranger, et table sur 50% d’ici à 2020.

 

Mesurer le risque engagé

S’il n’existe pas de recette gagnante face à la maîtrise du risque, Olivier Vialle observe tout de même trois tendances : « On peut prendre un risque moindre en allant vers des marchés qui nous sont évidents, comme les Fintech qui naturellement suivent les marchés financiers partout dans le monde. A l’opposé, on peut faire un « big bet » dans un pays à fort potentiel, miser gros et donc prendre un risque fort. C’est ce que réalise actuellement, avec succès, Speach me. Enfin, il y a la voix hybride : aller s’imposer sur un marché difficile mais où la valeur ajoutée de son service est si particulière et unique qu’elle permet de faire la différence. C’est l’aventure de Wisembly. »

 

Suivre ses clients

Claire Houry parle d’intelligence du marché : « Mes clients, où sont-ils ? ». C’est ainsi que, dans le sillon des grands comptes qu’elles accompagnent, certaines entreprises poursuivent leur développement ailleurs que dans leur pays d’origine. « Notre cœur de cible chez Talentsoft est essentiellement composé de grandes entreprises internationales », justifie Ségolène Finet, pour qui le passage à l’international était écrit d’avance. A Yanis Kiansky d’avancer le concept de continuité géographique : « Chez Allocab, c’est en nous appuyant sur les filiales étrangères de nos clients que nous avons déployé une continuité géographique de notre service et que nous nous nous sommes implantés hors de France ».

 

10,6 Mrd€

C’est la valeur du top 100 des acteurs français du numérique, présents sur le secteur du logiciel, des services internet ou du jeu vidéo.

Source : Classement GSL 100 France, PwC, Tech In France et le SNJV, 2016

Transmettre la culture de son entreprise

Faut-il embaucher le meilleur directeur de développement, expert du marché ciblé, et lui confier l’installation de son entreprise ? Du point de vue de Ségolène Finet, pas forcément. « Nous l’avons vécu. Embaucher le cador local ne fonctionne pas. C’est le fondateur qui doit y aller pour recruter l’équipe sur place et transmettre l’ADN et là, il faut impérativement une organisation des ressources humaines pour maintenir la cohérence au sein des collaborateurs».


Les 100 digital

Chaque année depuis 9 ans, PwC, TECH’IN France et le SNJV publient le GSL 100 : classement des principales entreprises de l’édition de logiciels, des services Internet et du jeu vidéo Français, dans le cadre de l’étude « Les 100 Digital », qui décrypte les tendances et les progressions des entreprises du digital. Le classement révèle notamment qu’avec Criteo qui rejoint Dassault Systèmes et Ubisoft, la France dispose désormais de trois acteurs du digital dépassant le milliard d’euros de valorisation.


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