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Ouvert en 1901, le casino d'Enghien-les-Bains (groupe Barrière) est le seul d'Ile-de-France. Son chiffre d'affaires en 2017 était estimé à 163 millions d'euros.
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Le casino à la française relance la mise

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LoisirLe casino à la française relance la mise

Après des années difficiles, les casinos français retrouvent la forme grâce à un changement d’image, une meilleure offre de jeu tournée vers le digital, et un ancrage toujours plus fort dans la vie culturelle des territoires.

Les quelques 200 casinos français sortent d’une longue période de morosité. Entre 2007 et 2016, le secteur a en effet perdu près d’un quart de son chiffre d’affaires selon Jean-François Cot, président du syndicat des casinos de France, qui l’impute aux effets de l’interdiction du tabac, du contrôle systématique des identités rendu obligatoire à l’entrée, ou encore du démarrage des jeux en ligne. « Nous avons perdu un peu de ce qui faisait l’esprit du casino, dit-il, nous avons dû trouver un second souffle ». Et inventer de nouvelles pistes après le boom des machines à sous qui avaient permis au secteur de fleurir au début des années 1990.

« Le modèle des casinos français est unique en Europe car il représente  une contribution directe au développement culturel et touristique des communes» Jean-François Cot

Avec une moyenne de fréquentation autour de 30 millions de visiteurs par an,  les casinos français tiennent grâce à un équilibre subtil, entre inscription territoriale  et attraction touristique, lieu de vie et de passage.  En raison de la loi, leur implantation est circonscrite aux stations et communes balnéaires, thermales et classées touristiques, et jusqu’au 1er janvier dernier, elle était interdite dans un rayon de 100 km autour Paris. Les autorisations d'exploitation des jeux, accordées par le ministère de l'Intérieur, sont assorties d’une obligation d’assurer des activités de restauration et d’animation. « Le modèle des casinos français est unique en Europe, indique Jean-François Cot, car il représente un tout et une contribution directe au développement culturel et touristique des communes: il n’y a pas de machines à sous sans tables de jeux ni possibilité de se divertir autrement qu’en jouant ». 

45000

emplois dont 15 000 directs dans le secteur du casino. (source : Syndicat des casinos de France) 

Ainsi, le chiffre d’affaires des casinos repose sur le temps passé dans un établissement et à la qualité des activités connexes proposées. En augmentation de 2,5% environ depuis 2016, il varie autour de 2,3 milliards d’euros.  « Nous nous sommes concentrés sur cette dimension, poursuit Jean-François Cot. Pour rendre au casino son sens de l’accueil et donner envie d’y passer du temps, nous avons misé sur la rénovation des établissements, des machines à sous plus modernes, et l’introduction de jeux de table électroniques qui permettent t à une clientèle plus jeune de se faire la main avant d’oser prendre une place autour d’une vraie table ». 

Les casinos sont ainsi décidés à cultiver « l’esprit resort » et n’hésitent plus à appeler grands chefs et artistes de renom pour affirmer leur offre. L’autorisation accordée pour trois ans d’ouvrir à Paris des « clubs de jeu », et dont les groupes Tranchant et Barrière se sont déjà emparés, pourrait achever de redorer l’emblème du secteur. Et relancer la mise.

 


Les chiffres-clés des quelque 200 casinos présents en France

  • Près de 60 millions de visiteurs 
dont 33 millions dans les seules salles de jeux 
  • 500 manifestations, évènements soutenus 
  • 350 bars 
  • 300 restaurants 
  • 300 salles de spectacles et réceptions . 45 100 places 
. 20 000 intermittents
. 12 500 spectacles/animations 
  • 50 hôtels
  • 35 discothèques 
  • 34 bowlings/Cinémas 
  • 25 centres thalasso et bien-être 

(source : Syndicat des casinos de France)

 

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