PATES
Semoule, pâtes et couscous
par

Le défi Al’Dente de l’industrie française

La France est le 2e producteur de blé dur, derrière l’Italie. Sa robe jaune d’or a fait sa renommée, de longue date. Malheureusement, depuis 1997, la consommation de pâtes alimentaires importées ne cesse de croître. Pour redonner à cet aliment une fierté tricolore, toute la filière se mobilise. Et avec elle, les industriels de l’agroalimentaire dont l’ambition est d’optimiser la transformation du blé dur, en semoule, pâtes et couscous. Rivalité mise de côté, Panzani en chef de file du consortium, Alpina Savoie, Heimburger, Lustucru Rivoire & Carret et Tipiak Epicerie forment une alliance inédite, aux côtés de l’Inra, ETIA et ENGIE Cofely.

Comment améliorer et concevoir de nouveaux procédés de fabrication ? Comment gagner en durabilité, efficience et innovation ? Comment valoriser la matière première sur toute la chaîne de valeur ? Ces questions sont sur les lèvres des industriels – tous secteurs confondus – mais les réponses… moins évidentes ! Les industriels de pâtes alimentaires, couscous et semoule testent depuis 2015 un nouveau modèle et misent donc sur la collaboration. 

 

Concurrence constructive

Il s’agit d’un consortium d’experts dans la transformation industrielle du blé dur qui organise la collecte d’un certain nombre de données au sein des usines pour les exploiter dans l’optimisation des procédés de fabrication (énergie, eau, matière première). « Cette alliance est saine et durable parce que dès le départ, nous nous sommes mis d’accord sur les données que l’on acceptait de partager ou pas », explique Corinne Lesens, directrice R&D-Qualité, du groupe Panzani. Ainsi, Alpina Savoie, Heimburger, Panzani, Lustucru Rivoire & Carret et Tipiak Epicerie peuvent recevoir des recommandations pour optimiser leurs procédés. Grâce au soutien de la BPI et de l’INRA, une halle technologique pilote a également pu voir le jour. Tous reconnaissent d’une part que l’étude de terrain n’aurait pas été pertinente si les profils industriels n’étaient pas pluriels et variés, et d’autre part, qu’ils leur auraient été impossibles d’assumer les coûts d’une telle démarche industrielle, à titre individuel. « Certes on se bagarre sur les marchés, mais les problématiques convergent, commente Isabelle Huiban, directrice R&D de Tipiak Epicerie. Notre association est un accélérateur en termes de durabilité, d’efficience énergétique et d’innovation ». Si la perspective d’une collaboration a toujours été latente, du fait de la structure de la filière autour des syndicats professionnels et du GIE Blé Dur, elle n’aurait pu se réaliser sans l’impulsion d’un expert – l’INRA – et d’un tiers de confiance – ENGIE Cofely.

 


Une alliance « public-privé » fédératrice

2014. Alors que la production de blé dur atteint son seuil le plus bas, les acteurs de la filière se mobilisent pour une meilleure structuration. L’INRA initie une démarche pluridisciplinaire entre recherche publique et recherche du secteur privé, consolidée à travers la plateforme blé dur ; c’est dans cette dynamique que le programme DEFI Blé Dur a été créé avec pour partenaire énergétique ENGIE Cofely, qui tient le rôle pivot de concepteur de solutions. Cette filiale B2B d’ENGIE France spécialisée dans l’efficacité énergétique a pour mission d’établir la performance énergétique des cinq semouleries qui transforment le blé dur en semoule, des cinq usines de pâtes et des quatre usines de couscous, pour aboutir à des ruptures technologiques, au cours des quatre prochaines années. Séchage des pâtes, mouillage, cuisson etc. : chaque dépense énergétique est évaluée à l’aide de capteurs et traduite en termes de consommation et de coûts. Belle opportunité pour ENGIE Cofely et son système d’information énergétique Blu.e puisque l’outil, déjà déployé chez d’autres industriels, a déjà recueilli quelques enseignements décisifs. « Nous pouvons maintenant mettre en regard les sources de chaleur avec les différents besoins du site industriel, voire des sites voisins, afin d’en améliorer l’efficacité énergétique », annonce Fabrice Rudrauf, directeur grands comptes industriels de la filiale.
Ce modèle de collaboration fera-t-il des émules ? Le collectif, convaincu, ne demande qu’à partager son expérience !


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