Le sport made in France mise sur la data
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Le sport made in France mise sur la data

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TechnologieLe sport made in France mise sur la data

Les données gagnent partout du terrain et, avec elles, une nouvelle ère d’innovation s’ouvre dans le domaine du sport.

Qu’elles soient générées par les supporters ou par les sportifs, les données révolutionnent le marketing et les entraînements. Une révolution qui impacte de plein fouet l’hexagone, où la dépense sportive s’élève à plus de 35 milliards d’euros, soit près de 2% du PIB.

 

Les stats boostent les performances

Les sportifs sont passés à la loupe. Leurs moindres faits et gestes comme leurs données biologiques sont collectés, analysés, restitués. L’objectif : leur donner des clés de compréhension et d’action sur la façon dont fonctionne leur corps et sur la manière dont ils exercent leur sport. Les algorithmes deviennent les meilleurs alliés des entraîneurs, qui adaptent leur coaching à la fois à chacun des sportifs et à l’équipe. L’exemple le plus connu est celui de l‘équipe nationale d’Allemagne qui, pour la coupe du Monde au Brésil et pour l’Euro 2016, a fait appel à SAP pour affiner ses décisions et tactiques. Il existe aussi des champions français : avec le Tremplin, premier incubateur mondial dans les domaines du sport et de l’innovation, Paris a marqué des points dans le Big Data. Parmi les start-ups hébergées, on trouve Footovision. La start-up, créée par trois polytechniciens fans de foot, propose une technologie pour revoir le match et analyser les points forts et les points faibles des équipes. A l’œuvre, deux logiciels : le premier reconnaît les formes et les transforme en données, et le second analyse les datas centralisées.

Autre boom dans le domaine sportif : les objets connectés, dont sont friands les professionnels comme les amateurs. Historiquement très présents dans le running, ils ont envahi tous les sports. En France, toujours incubées par le Tremplin, sont nées eGull, une application de  carte de score de golf automatique pour montre connectée, Swimbot, qui optimise les performances des nageurs, ou encore Mojjo, qui analyse les matchs de tennis et met à disposition des statistiques.

 

Marketing sportif : le Big Data change la donne

La data et le sport, c’est aussi l’accès au Wi-Fi dans les stades. Les données qui y sont collectées permettent de mieux connaître et répondre aux attentes du public. Des messages et offres toujours plus adaptés lui sont proposés. Par exemple, des promotions tenant compte des habitudes de consommation, mais aussi de la météo vont être envoyées. Des conseils pour optimiser les déplacements sont prodigués. Pour une mobilité optimisée, les lieux sans queue comme les emplacements spécifiques seront indiqués, tandis que la PLV ou l‘achalandage des points de vente pourront être repensés en fonction de l’affluence. Si la France a pris du retard dans cette course, elle semble vouloir accélérer le rythme. Le stade Allianz Riviera s’apprête par exemple à proposer de payer sur Internet depuis chez soi ou de sa place pour passer commande à la buvette. L’objectif : diminuer le temps d’attente.

Le Stade Toulousain, club de rugby parmi les plus titrés d’Europe, se lance aussi dans la collecte de données, dans le but d’améliorer sa relation avec ses fans et leur expérience de la marque. « On s’est notamment aperçu qu’on connaissait assez mal les gens qui passaient par notre billetterie. Or ils représentent 17 % du chiffre d’affaires du club » explique Vincent Bonnet, directeur du développement, lors d’une interview sur Silicon. Les datas acquises sur les quelque 7 millions de sympathisants – via les ventes en boutique, les commandes sur la billetterie en ligne, les réseaux sociaux etc. – devraient conduire à une meilleure stratégie de vente et permettre de dégager de nouveaux revenus.

 

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