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L’École Estienne à Paris, les arts graphiques à livre ouvert

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EnseignementL’École Estienne à Paris, les arts graphiques à livre ouvert

Robert Doisneau, Cabu ou encore la romancière Véronique Ovaldé y ont été élèves. Née au XIXe siècle pour former des professionnels du livre (imprimeurs, typographes, illustrateurs, relieurs…), l’École Estienne s’est mise à l’heure du numérique et du design graphique. Entre héritage séculaire et esprit d’avant-garde, portrait d’une institution pas comme les autres.

Le grand livre du changement

Que de mutations depuis sa naissance en 1889 ! Liée depuis l’origine aux métiers de l’imprimerie, l’École Estienne ou ESAIG (École supérieure des arts et industries graphiques) a épousé toutes les révolutions intervenues depuis un siècle dans le champ des arts du livre et du design graphique. Elle abrite encore de vieilles presses, du matériel de gravure ou de reliure patiné par le temps, mais propose aussi des formations en communication numérique et en animation 3D.

 

« Au XIXe siècle, il existait à Paris des écoles de métier qui formaient des professionnels qualifiés dans de nombreux secteurs : hôtellerie, bijouterie, minoterie, etc. Estienne préparait à l’industrie graphique et à l’édition », rappelle Annie-Claude Ruescas, à la tête de l’établissement depuis 2015. « Nous avons ouvert des formations dans le cinéma d’animation ou le design numérique. La première promotion du Diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA) de création numérique est sortie en 2017 ».

 

Imprimer sa marque

Estienne entretient des liens étroits avec les plus grandes institutions culturelles. Ses étudiants collaborent ainsi avec le Grand Palais, le Théâtre de l’Odéon, la Gaité-Lyrique ou encore l’Orchestre de Radio-France. « Le regard créatif de nos élèves, leur expertise artistique et leur ouverture d’esprit font d’Estienne un label très recherché, souligne Annie-Claude Ruescas. Ils se sont également beaucoup investis dans l’aménagement du pavillon français lors de la dernière Foire du Livre de Francfort ».

 

Au plan académique, l’ESAIG a conclu des partenariats avec le CELSA, Sciences-Po, l’Université de Marne-la-Vallée, etc. Et cultive des relations de bon voisinage avec les Gobelins pour le cinéma d’animation et les métiers de l’imprimerie.

 

En tant que membre de la Conférence des écoles supérieures d’arts appliqués - créée en 2016 avec les écoles Boulle, Duperré et l’ENSAAMA -, l’École Estienne a intégré la communauté d’université HESAM (Hautes Écoles Sorbonne Arts et Métiers).

 

Et elle œuvre à sa visibilité internationale. En avril 2018, se tiendra à Paris la manifestation « Cumulus ». L’École est en première ligne pour assurer la réussite de cette opération qui réunira 250 écoles d’art du monde entier.

 

« Le design de l’avenir est un design en mouvement, un design d’expérience ouvert sur la société, engagé, responsable. » Annie-Claude Ruescas, proviseur de l’établissement

 

L’art de préparer l’avenir

« On forme des professionnels pour dans vingt ans. On ne sait pas du tout ce que sera le modèle économique d’ici là, mais si on leur apprend à réfléchir, à s’adapter, à se faire confiance, à inventer et à travailler, alors ils seront armés pour le monde de demain », explique Annie-Claude Ruescas. Qui juge cette approche pédagogique nourrie de transversalité des compétences et de travail collaboratif en phase avec le design de l’avenir, « un design en mouvement, un design d’expérience ouvert sur la société, engagé, responsable. »

École du design graphique, Estienne dessine son avenir « avec générosité et audace, créativité et impertinence », selon Rémi Roudeau, proviseur-adjoint. Avec l’art et la manière !

 

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