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Les entreprises françaises à la pointe sur la RSE

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DéveloppementLes entreprises françaises à la pointe sur la RSE

Un chiffre parlant : En 2015, 63% des entreprises françaises affichaient une politique de RSE adaptée, contre 51% dans d’autres pays de l'OCDE.

Les entreprises françaises prennent de plus en plus conscience de l’intérêt de la RSE. En matière d'adoption, elles affichent en effet une progression plus forte que la moyenne des pays de l’OCDE*. Alors que 44 % d'entre elles poursuivaient une politique de responsabilité sociale jugée adaptée en 2015, 63% agissaient en ce sens en 2016. Dans les pays de l’OCDE, le chiffre n'est passé qu'à 51 % en 2016, contre 41 % en 2015.

Quels sont leurs engagements ? Danone et Essilor ont lancé des initiatives en direction des populations précaires. Bouygues, Saint-Gobain et Schneider investissent dans l’efficacité énergétique, tandis que L’Oréal explore l’éco-conception. Une démarche qui promet de s'étendre à l'économie toute entière - et dans un cadre plus international, pour ces grands groupes français.

 

Une dynamique s'instaure

D’autant qu’au-delà de l’éthique, la RSE rapporte. Selon l'étude menée auprès de 8 500 entreprises françaises par France Stratégie et publiée en janvier 2016, « l'écart de performance économique est d’environ 13 % en moyenne entre les entreprises qui mettent en place des pratiques RSE et celles qui ne le font pas ».

 

Le gouvernement a adopté une politique volontariste, avec le lancement, en juin 2013, de la Plateforme RSE. La feuille de route ? Faire de la RSE un levier de transformation sociale et sociétale, renforcer sa contribution à la transition énergétique et écologique, accroître la transparence des entreprises, développer la finance responsable et promouvoir la responsabilité des entreprises dans les chaînes de valeur et d'approvisionnement, sans oublier l'accompagnement des TPE-PME. Une approche française qui se caractérise par sa pluridisciplinarité – la plateforme se compose de 5 pôles : entreprises et monde économique, organisation syndicales des salariés, organisations de la société civile, chercheurs et développeurs de la RSE et institutions publiques – et qu’il faut porter à l’international,

 

« La notion de progrès est à revoir, puisque les modèles, au point de vue humain comme environnemental, sont à bout de souffle », estime la présidente de la Plateforme, Hélène Valade, également directrice du Développement Durable du groupe Suez environnement.

 

Selon elle, la RSE est de nature à faire évoluer des concepts comme la propriété. Et le changement est déjà en cours, grâce aux  initiatives menées par Intermarché, la Fnac ou Boulanger en matière de la location de télévisions et d'électroménager, visant à privilégier l'usage plutôt que l'achat.

« Au lieu de miser sur le volume, les entreprises françaises se concentrent sur la valeur, et enfin, entre grands groupes et start-ups, la 'mixité' prend corps », enchaîne Hélène Valade. Cette militante mise sur une stratégie des petits pas. « Il n'y aura pas de grand soir du développement durable ! », s'exclame-t-elle. « Mais nous devons apprendre à aimer le futur, et pour cela, il nous faut le construire. »

*Source : étude EcoVadis de janvier 2016

 

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