Les entreprises françaises s'engagent pour le co-développement en Afrique
La Tour d'Afrique à Bamako
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Les entreprises françaises s'engagent pour le co-développement en Afrique

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InitiativesLes entreprises françaises s'engagent pour le co-développement en Afrique

L'expertise française, notamment dans le numérique, est un outil de choix pour créer richesse et emplois sur le continent.

A l'occasion du 27e Sommet Afrique-France, qui s'est tenu à Bamako en janvier dernier, un fonds d'investissements franco-africain de 77 millions d’euros a été lancé, financé par Bpifrance et AfricInvest.

Avec l'appui d'Orange Mali, un incubateur de start-up africaines baptisé Createam a été ouvert à Bamako. D'autres pépinières, initiées par le groupe culturel français Scintillo, le pôle RSE d'Orange, l'Institut du monde arabe ou la Fondation Zinsou, vont bientôt voir le jour à Conakry, Cotonou et Dakar. De même, une plateforme web est déjà en place, née d’une idée de l’incubateur Bond’innov et baptisée Afric’innov.

Depuis quelque temps, les initiatives en direction de l'Afrique sont donc légions. Toutes ont le même objectif : aider à l'émergence d'une nouvelle génération d'entrepreneurs qui créent de la richesse et des emplois pour le continent. Une philosophie commune se détache également, le co-développement. Comme le souligne Alexandre Zapolsky, Pdg et co-fondateur de Linagora :

« Les choses doivent se faire de l'Afrique pour l'Afrique »

 

Les défis que doit relever le continent africain sont nombreux. D'ici à 2100, l'Afrique devrait compter 4,2 milliards d’habitants. Une explosion démographique qui implique notamment d'immenses besoins en éducation, sans oublier la nécessaire augmentation des rendements agricoles.

Dans ces deux domaines, le numérique est un outil de choix. Il semble par exemple difficile de construire assez d'écoles pour instruire des millions d'enfants : les enseignements numériques, à base de Mooc, pourraient être une solution.

Même chose pour l'agriculture : le numérique et les objets connectés pourront permettre à de nombreux producteurs d'accroître leur productivité tout en gérant plus efficacement les ressources en eau.

 

Je suis persuadé que le rôle de la France est de proposer une troisième voie numérique pour oeuvrer au co-développement de l'Afrique

 

Une meilleure gouvernance serait également possible. En effet, si les citoyens pouvaient faire plus de démarches administratives via le numérique, ces dernières seraient simplifiées et la corruption pourrait baisser.

 

 

Enfin, et c'est déjà en partie le cas, le numérique est de nature à contribuer à une meilleure information (des femmes en particulier) en matière de santé (vaccins, etc.), dispensée via les téléphones portables. De même, il rend les télé-paiements réalisables.

Dans tous ces secteurs, l'expertise française, internationalement reconnue, pourrait faire, et fait déjà, des merveilles. Et Alexandre Zapolsky de conclure :

« Je suis persuadé que le rôle de la France est de proposer une troisième voie numérique pour oeuvrer au co-développement de l'Afrique ».

 

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