Les secteurs où la France devrait exceller en 2017
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Les secteurs où la France devrait exceller en 2017

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TendancesLes secteurs où la France devrait exceller en 2017

Succès retentissants, dynamiques enclenchées, positions renforcées, la France de 2016 a laissé quelques jolis cadeaux pour bien commencer 2017.

La France veut voir la vie en bio !

À la fin de l’année 2016, le marché français du bio devrait atteindre les 6,9 milliards d’euros, soit un gain d’un milliard d’euros en seulement un an. Le bio séduit aujourd'hui neuf Français sur dix, au moins de temps en temps. Des légumes aux produits laitiers, la consommation bio a augmenté de 20% dès le premier semestre 2016. Cette croissance se partage entre grandes surfaces et petits magasins. Les supermarchés, menés par Carrefour, détiennent  44% du secteur et misent sur les petits prix mais les enseignes spécialisées, à l’image de Biocoop, ne sont pas en reste. En novembre 2016, la loi française s’est mise au diapason : les restaurants collectifs dont les cantines scolaires ont désormais l'obligation de proposer au moins 40 % de produits locaux et de saison dans leurs menus, dont 20 % de produits bio. Il y a du changement dans l’ère !

 

Le Made in France prend ses marques

Selon un sondage Ifop réalisé en octobre 2016, l’origine française est devenue le quatrième critère d’achat derrière la qualité, le prix et la durée de vie du produit – et s’impose même devant la marque. En 2015, 70 % des Français se disaient prêts à payer entre 5 et 10 % plus cher pour acquérir des produits fabriqués dans l’Hexagone, toujours selon l’Ifop. A voir la démultiplication, sur fond de drapeau tricolore, des mentions « Fabriqué en France » ou « Produit en France » dans les rayons, les sélections ou les catalogues en ligne, on ne peut douter de l’argument de vente que représente désormais le « Made in France ». Crée en juin 2010 à la suite de la publication du rapport d’Yves Jégo, le label Origine France Garantie s’applique désormais sur 1.600 produits de 500 entreprises qui l’ont obtenu avec sérieux. Le bilan se révèle positif. En faisant bondir les ventes, le label serait même très rentable selon Les Echos. La marque de prêt-à-porter pour hommes Smuggler estime l’impact du label sur son chiffre d’affaires à +13 %. Des labels parallèles comme France Terre Textile et Entreprise du Patrimoine font également état d’un véritable boom des sociétés certifiées. L’atout des articles nationaux n’est pas qu’une question de chiffres, il est aussi écologique avec l’objectif affiché de réduire les émissions de CO2 liées au transport. La prise de conscience des consommateurs n’a plus de frontières !

 

Rosé, cognac… La France abreuve le monde

Il y a des secteurs d’activité qui ne connaissent pas la crise et dont la France reste le leader incontesté. Avec un bond de 10,6%, le commerce mondial du vin a généré plus de 28 milliards d’euros en 2015. La France reste le premier exportateur en valeur avec 29% des parts du marché mondial selon le rapport de l'Organisation internationale de la vigne et du vin publié en avril 2016. Le rosé fait particulièrement recette. L’Hexagone est premier producteur, premier consommateur, premier importateur et premier exportateur (en valeur) de rosé dans le monde, selon le rapport de l’Observatoire économique mondial des vins rosés publié en mars 2016. On peut noter également que le cognac a la niaque. Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a vu son résultat net bondir de 14,8% au premier semestre de son exercice 2016/17 à 76 millions d'euros, grâce notamment à des effets de change positifs. Ses ventes ont également crû de 2,5% à 513,4 millions. Santé !

 

Les entreprises, nouvelles mécènes de l’économie française

Pour la première fois depuis 2007, le mécénat est en croissance en France, tant part le nombre d'entreprises qui s'y engage que part les montants investis. 3,5 milliards d'euros ont été investis dans le mécénat en France en 2016 contre 2,8 deux ans plus tôt, selon le baromètre de l'Admical et du CSA révélé le 3 mai 2016. Une croissance de 25% et une tendance d'autant plus intéressante que 79% des entreprises mécènes ont déclaré qu'elles maintiendraient, voire même développeraient, cet engagement en 2017. 

 

Le Capital-investissement explose en France

Avec 6,2 milliards d’euros levés en six mois, l’investissement en capital dans les sociétés non cotées atteint des cimes et dynamise le tissu économique français. Le nombre d’entreprises financées ou refinancées est lui aussi sans précédent : plus de 1.000, soit un record en perspective pour l’année. Plus nombreuses et mieux financées, ces entreprises dégagent de meilleures performances, comme le démontre le succès rencontré avant elles par des sociétés comme Criteo ou DBV, aujourd’hui cotées au Nasdaq. Et cela ne devrait pas s’arrêter là car la taille des fonds ne cesse d’augmenter. Les investisseurs étrangers se pressent au portillon français. Au premier semestre 2016, leur part dans les levées de fonds a bondi à 49% (contre 43% un an plus tôt). Selon Olivier Millet, président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), qui s’est exprimé dans le magazine Challenges : « On est au début d’une vague considérable. » Un mouvement de fond qui pourrait porter à 20 milliards d’euros d’ici cinq ans les capacités du private equity français.

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