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Dossier vin

L’essor du vin bio en France

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Dossier vin L’essor du vin bio en France

Des ventes qui explosent, une qualité en hausse, de plus en plus de surfaces converties : les vins bio hexagonaux ont le vent en poupe, en France comme à l’international. Zoom sur une filière en plein boom, à la dynamique vertueuse.

Un signe ne trompe pas : début 2017, la 24e édition du Millésime Bio, seul salon international dédié au vin biologique, a attiré à Marseille plus de 900 exposants et 4 850 acheteurs du monde entier, enregistrant une hausse de 20 % de visiteurs étrangers. Du jamais vu pour la plateforme de la filière viticole bio, qui jusque-là restait très majoritairement française.

Prolongement d’un savoir-faire unique qui, de longue date, fait de la viticulture un fleuron national, le développement d’une gamme biologique ne laisse plus personne indifférent. À lui seul, le marché français a plus que triplé en dix ans, selon l’Agence bio.

 

 « C’est le seul marché qui progresse dans l’agriculture. Le vin bio est la locomotive du secteur. » Didier Perréol, président de l’Agence bio 

 

Des indicateurs au… vert !

Suppression des traitements chimiques des vignes, respect du terroir et des cycles naturels de vinification au détriment du recours aux sulfites : meilleure pour la santé et plus respectueuse de l’environnement, la filière séduit de plus en plus de consommateurs et de vignerons.

Selon l’Agence bio, les Français – tout particulièrement les jeunes – ont ainsi acheté pour plus de 700 millions d’euros de vins bio en 2016, contre 503 M€ en 2013. En valeur, les ventes ont progressé de 17,2 % entre 2014 et 2015 et rien qu’au 1er semestre 2017, de 18 % en grandes et moyennes surfaces (GMS). La dynamique est plus impressionnante encore à l’exportation (+ 26 % entre 2014 et 2015, majoritairement à destination de l’Union européenne) et pour le rosé, les mousseux et le champagne (+ 35 % début 2017 dans les GMS françaises).

Côté production, les chiffres sont tout aussi éloquents : début 2017, 467 nouveaux domaines en France ont engagé leur conversion au bio, contre 343 sur la même période en 2016 et 170 en 2014. Avec l’amélioration continue des techniques, de plus en plus de viticulteurs constatent les effets positifs de la biodynamie sur leurs vignes, leur terroir, ainsi que sur la qualité de leur vin. Fini le temps où les vins bios étaient réputés être de la « piquette » : la bataille du goût est également en passe d’être remportée !

La filière attire d’autant plus qu’elle est créatrice d’emploi : selon une étude de l’Inra et SupAgro Montpellier, la viticulture biologique nécessite 50 % de main d’œuvre de plus que les exploitations traditionnelles, du fait d’un retour aux vendanges manuelles et d’un entretien plus rigoureux. Des emplois souvent aussi plus stables et plus qualifiés.

C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la planète vin. 

 


La viticulture bio en France1

La France, 3e plus gros producteur mondial derrière l’Espagne et l’Italie

Vignobles bio (2016) : 9,1 % du vignoble français

Surfaces converties : x 3 en 8 ans (2007-2015)

Marché domestique : 60 % des ventes / export : 40 %

Vin : 2/3 des exportations françaises de produits bio en valeur

1 consommateur de vin sur 3 consomme du vin bio en France 

1 Sources : l’Agence bio, Reuters


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