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Acoustique

L’excellence du son français

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AcoustiqueL’excellence du son français

Terre d’ingénieurs et d’hédonistes, la France a su inventer un savoir-faire d’excellence dans le domaine de l’acoustique, qui n’a de cesse de se renouveler au fil des progrès technologiques. Explications.

Focal, Cabasse, Elipson, Mulidine, Atohm, Triangle, Devialet… Le point commun entre ces marques ? Elles produisent des enceintes acoustiques haut de gamme, mais surtout elles sont françaises, et sont plébiscitées par les puristes de la planète. « On ne le dira jamais assez : la France produit les meilleures enceintes du monde », assurait il y a dix ans déjà le journaliste mélomane Dominique Thiebaut au magazine Challenges, alors que Devialet naissait à peine et ne s’était pas encore imposé, en des temps jugés aujourd’hui record, comme un géant international de l’audio. 

 

Ingénieurs mélomanes

La passion des Français pour le son tient d’une part à leur amour de la matière : le bois, ou encore le lin, à partir duquel sont fabriquées les membranes des enceintes et dont l’Hexagone est le premier producteur mondial. Ce sont d’autre part de fervents mélomanes. Il suffit de lire le manifeste de Focal, maître de la « haute couture sonore » qui entend « faire de chaque moment d’écoute musicale un instant privilégié, où la musique est respectée et l’émotion vivante », pour s’en persuader.

Il faut dire aussi qu’« en France, nous avons des ingénieurs d’excellent niveau, ce qui est indispensable pour bien restituer le son », explique G. Chrétien 1 , ancien DG de Focal. En l’occurrence, ce sont les ingénieurs du son de la RTF (ancêtre de Radio France), puristes intransigeants, « qui ont imposé des standards de qualité très élevés, et qui ont tiré tout le marché vers le haut ».

 

« On ne le dira jamais assez : la France produit les meilleures enceintes du monde » Dominique Thiebaut, journaliste mélomane en 2007 dans Challenges.

 

Dépasser le mur du son

Si, aujourd’hui, les acteurs français du secteur continuent de s’inscrire dans cette prestigieuse lignée, c’est parce que notre pays offre des formations d’excellence que ce soit à la Fémis, à Louis-Lumière ou encore à l’université Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie.

Les compétences qui y sont enseignées, scientifiques mais aussi artistiques et relationnelles, se révèlent d’autant plus précieuses que les métiers du son se multiplient et offrent de nouveaux débouchés au service de la ville et de l’industrie : composition de signatures sonores, travail des sons d’une voiture ou d’un smartphone, performance acoustique des salles de spectacle et isolation des bâtiments…

Dans ces domaines aussi, la France a su faire naître dès 1947 un acteur de référence qui exporte son savoir-faire à travers le monde : le CSTB, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, doté notamment d’un laboratoire européen d’acoustique à Marne-la-Vallée. C’est sans compter Sixième Son qui, depuis plus de vingt ans, domine le monde de l’identité sonore et du design musical. Quant à Devialet, la licorne française ne cache plus son ambition d’amener sa technologie de rupture dans les téléviseurs ou les automobiles.

Au vu des besoins générés par la révolution numérique et la transition écologique, les spécialistes français du son ont un boulevard devant eux !

 

1 : Challenges « Pourquoi les meilleures enceintes haut de gamme sont françaises », 2013


Les grands acteurs français du son en chiffres

62 prix, 108 brevets : Devialet, l’entreprise du secteur la plus primée au monde

Focal : 75 % du CA réalisés à l’export

CSTB : 9 postes d’essais sur 2 000 m² au LABE de Marne-la-Vallée + des bancs d’essais spécifiques à Grenoble

Michaël Boumendil, fondateur de Sixième Son, a créé le concept d’identité sonore à l’âge de 19 ans.

Amplification : un marché potentiel de 2,5 milliards de produits visé par Devialet


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