L'IoT est déjà made in France
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L'IoT est déjà made in France

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TechnologieL'IoT est déjà made in France

La révolution de l’Internet des objets - dit IoT, pour Internet of Things -  est en marche promettant des ruptures, aussi importantes dans les usages et les modèles économiques, que celles d’Internet il y a vingt ans.

Tous les Français, ou presque, ont désormais affaire à au moins un objet connecté dans leur journée. Même ceux qui résistent encore au smartphone conduisent peut-être déjà une voiture connectée, ou ont, au coin de leur rue, un panneau d’affichage intelligent.

Selon l’Observatoire 2015 des objets connectés de l’Ifop, seuls 8 % des Français possèdent des objets connectés dans le domaine de la domotique, 5 % dans celui de la santé et du bien-être, 4 % dans l’électroménager ; 1 Français sur 2 envisage d’acheter un objet connecté dans les six prochains mois.

 

L’innovation française en ébullition

La France s’est positionnée relativement tôt dans le secteur. En témoigne le dernier CES de Las Vegas, où l’Hexagone présentait une délégation étrangère avec 190 startups, toutes actives sur le marché de l’IoT. Et ce ne sont là que les derniers-nés d’une filière qui compte déjà des leaders mondiaux, tel le pionnier Withings – qui vient d’être racheté par Nokia –, Parrot, Netatmo ou l’opérateur Sigfox.

Ce vivier est l’un des meilleurs atouts de la France dans la grande compétition mondiale de l’IoT, qui devrait conduire à la mise sur le marché de 50 à 80 milliards d’objets connectés d’ici 2020. Si la réputation de nos ingénieurs n’est plus à faire, un chiffre demeure révélateur : sur les 10 objets connectables les plus vendus sur l’App Store, 4 sont français.

 

Plus forts ensemble 

Pour voir émerger une filière française d’excellence mondiale, le grand défi reste d’interconnecter les objets, et par conséquent les acteurs, afin d’échanger des données, les gérer de façon transverse, et créer des services toujours plus innovants, perfectibles en continu, au service de l’individu, de l’environnement et de la société.

Pouvoirs publics, investisseurs et startups de la French Tech ont commencé à se coordonner. Née dans le cadre des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle (ramenés à 9 Solutions en 2015), la Cité de l’objet connecté d’Angers est une plateforme de développement industriel qui mutualise les compétences et réunit, jusque dans son actionnariat, l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeurs de l’IoT. Plusieurs grands groupes se mobilisent en parallèle, à travers des concours et des programmes de soutien, pour créer un écosystème performant des objets connectés et du big data en France : Datavenue (Orange) Objenious (Bouygues), EDF Pulse (EDF), French IoT (La Poste), sont autant d’initiatives pour favoriser l’innovation ouverte et la collaboration transverse.

 

Penser européen

L’échelle nationale n’est peut-être pas toutefois suffisante. Selon France Stratégie (organisme de réflexion, d’expertise et de concertation dépendant du Premier ministre), « l’absence de plateformes numériques européennes autour desquelles articuler [la] diffusion et [l’]utilisation [des objets connectés] va poser rapidement la question du partage de la valeur et de la survie des activités historiquement établies en Europe. »

Pour être pleinement acteurs de cette révolution, « il faut faciliter l’expérimentation de projets, créer une plateforme ouverte dédiée aux services publics pour l’Internet des objets, faire de la sécurité et de la protection de la vie privée un avantage concurrentiel, soutenir les industriels européens dans la standardisation de leurs technologies et renforcer la présence européenne au sein des instances de normalisation. » Aux entreprises françaises de faire entendre leurs voix et de peser à l’échelle européenne !

 

En savoir +

http://www.strategie.gouv.fr/publications/demain-linternet-objets

 

 

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