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Capital-investissement : une histoire anglo-saxonne, un avenir français

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5 min

Le capital-investissement tient sa grande messe internationale à Cannes. L’édition 2019 de l’IPEM s’apprête à accueillir plus de 2000 participants de plus de 30 nationalités. Alors que cette jeune industrie aux origines anglo-saxonnes cherche à se renouveler, c’est peut-être bien la France qui lui apportera un nouveau souffle, plus éthique, collaboratif et inclusif.

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screen_shot_2018-09-18_at_3.30.37_pm.png, par AdminLetsGo

Pendant presque 20 ans, les acteurs du capital-investissement n’ont juré que par le Super Return de Berlin. En 2015, l’IPEM a posé ses bagages à Cannes et se fait un nom aux résonnances de plus en plus internationales. Comment l’expliquer ?

Antoine Colson, directeur général de l’IPEM : le capital-investissement est à un tournant majeur, les choses bougent – cette jeune industrie devient plus mature. Et au cœur de toutes ces transformations, notre événement est devenu est un rendez-vous structurant. Il réunit tous les types de fonds (du venture au buyout, en passant par la dette privée et l’infrastructure), leurs investisseurs (assureurs, fonds de pension, family offices…) et leurs conseils en matière de deals (banques d’affaires, avocats, transaction services notamment). Et enfin, nous faisons le pari d’une Europe continentale où la France s’affirmerait comme marché pivot, un trait d’union entre les pays les plus septentrionaux et les plus au sud. Et pas seulement en raison du Brexit, mais surtout parce ce que les acteurs français du capital-investissement renouvellent le genre et montrent une voie que toute la profession veut suivre.

 

Quel est ce nouveau modèle français qui est en train d’émerger ?

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C'est le nombre de personnes qui participeront à l'édition 2019 de l'IPEM. 

 A.C : L’industrie du capital-investissement s’est construite sur le modèle anglo-saxon qui a inventé le métier. Mais il y a deux approches plus françaises qui peuvent aujourd’hui nourrir la réflexion : faire du capital-développement minoritaire – c’est-à-dire prendre des parts au sein de l’entreprise, mais des parts minoritaires pour lui laisser le contrôle –  et moins pressé, en laissant à cette même entreprise le temps de croître, sur cinq voir huit ans. C’est vraiment l’ADN des grandes familles capitalistiques françaises qui se positionnent de plus en plus comme partenaires de l’entrepreneur, sur le long terme.
La prise en compte de la RSE est plus qu’une sensibilité dans le capital-investissement à la française. C’est une conduite. Les acteurs du capital-investissement en France savent que pour vendre les parts d’une entreprise plus chères demain, il faut que celle-ci soit porteuse d’avenir. Le jonglage trimestriel ne les intéresse pas !  Ce qu’ils vendent aux investisseurs, ce n’est pas seulement un rendement, mais des mesures d’impact positif sur la société.   

 

Comment se portent les relations entrepreneur-investisseur en France ?
A.C : Si l’on rapporte la taille de l’industrie du capital-investissement au PIB : elle est sous développée. Pourquoi ? Parce que les entrepreneurs ne se tournent pas encore assez vers le capital investissement. Ils recourent au circuit bancaire classique ou alors s’appuient uniquement sur leurs fonds propres et réinvestissent leur bénéfice. Mais cela évolue, car il faut aller vite, et parfois sans attendre d’être rentable. Dans ce contexte, lever devient la norme. Ce n’était pas le cas dans les années 70.  
Et ensuite, il y a un effort pédagogique fait par des organismes comme France Invest, Medef Accélérateur Investissement etc. pour changer l’image du capital-investissement. S’associer à un investisseur, c’est bénéficier de ses compétences sectorielles et de son réseau en plus de son argent. Un coup de boost pour tout entrepreneur, au-delà de la levée ! Essentiel pour que nos PME deviennent les champions de demain.

 

L’événement fait la part belle aux secteur de la santé, types Biotech et Medtech. Ce sont les secteurs de prédilection de la profession ?

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C'est le nombre d'entreprises qui participeront à l'édition 2019 de l'IPEM. 

 A.C : On est à une phase du cycle économique, où les gens s’inquiètent d’un retournement. Et la santé fait partie des secteurs contracycliques.
La santé est abordée de deux manières. D’une part, la partie innovation qui est un segment attractif. Les américains s’intéressent aux fonds français comme Sofinnova, Andera, Truffle parce qu’ils savent accompagner ces types d’entreprise. D’autre part, la santé au domicile, les maisons de retraite etc. le contexte démographique et la longévité de l’espérance de vie sont des arguments rassurants pour les investisseurs. Dans l’enquête que nous venons de mener auprès de 400 fonds partout en Europe, la santé est de loin le secteur jugé le plus attractif pour investir en 2019.


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