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Université Paris Dauphine. Crédit photo : EQRoy / Shutterstock.com
Éducation

La Fondation Paris-Dauphine, le pouvoir d'entreprendre

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ÉducationLa Fondation Paris-Dauphine, le pouvoir d'entreprendre

La Fondation Paris-Dauphine vient de fêter ses dix ans ! La structure, née dans le sillon de la loi d'autonomie des universités, vise à soutenir le rayonnement, la stratégie d’innovation et les projets de responsabilité sociale de l’Université Paris-Dauphine, récemment entrée dans les 100 meilleures universités au monde. #LetsgoFrance a rencontré son président, Laurent Batsch.

Présentez-nous la Fondation Paris-Dauphine.

Laurent Batsch : La Fondation Paris-Dauphine est un outil de développement de l’Université Paris-Dauphine. Elle cherche des fonds, notamment auprès des entreprises et des alumni, pour financer une variété de projets stratégiques et innovants. Elle joue aussi un rôle de pépinière où s’expérimentent des projets qui sont ensuite « récupérés » par l’Université. Elle noue également des partenariats qui bénéficient aux étudiants de Dauphine, comme celui, par exemple, avec la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais, qui a permis à plus de 100 étudiants d'être formés par des conservateurs et d'être guides pendant la dernière Nuit des musées.  

 

Quels types de projets développez-vous ?

 L.B. : Nous avons plusieurs programmes spécifiques dans l’entrepreneuriat, la mobilité internationale et l’égalité des chances, qui sont nos grandes priorités. En matière d’entrepreneuriat, nous avons ainsi lancé un incubateur, qui accueille une dizaine de start-up chaque année et s’est doté d’un fonds de prêts d’honneur pour aider les entrepreneurs à passer le premier cap. Aujourd’hui, 74% des start-up sorties de l’incubateur sont toujours en activité, et certaines sont de beaux exemples de réussite ! Click & Boat, par exemple, est une plate-forme de mise en relation de propriétaires de bateaux et locataires. Lancé en 2013, le site propose maintenant plus de 22 000 bateaux à louer dans plus de 35 pays. Un autre grand succès est celui de Never Eat Alone, une application mobile créée par une étudiante pour favoriser les rencontres et le réseautage entre collègues. Plus de la moitié du CAC 40 a adopté l’innovation – notamment Engie, Allianz et Vinci.

Notre programme de bourses de mobilité internationale vise lui à faire en sorte que 100% de nos élèves en licence aient une expérience à l’international. Nous offrons des bourses pour surmonter les éventuels obstacles financiers à la mobilité.

 

Et pour l’égalité des chances ?

L.B. : En matière d’égalité des chances, nous travaillons avec une quarantaine de lycées situés en zones dites « sensibles », en banlieue parisienne et dans plusieurs villes de France, sur un programme qui vise à un recrutement plus équitable des élèves. 10% de nos étudiants en licence d’économie proviennent désormais de ce programme, qui comporte une préparation dès la classe de première en lycée pour les élèves souhaitant entrer à Dauphine. L’idée est de mettre les bons élèves de ces lycées dans les meilleures conditions. Cela donne des trajectoires assez enthousiasmantes, où l’on voit de très belles personnalités réussir brillamment !

La réussite professionnelle, c’est d’être à la fois bon et heureux dans ce que l’on fait : pour moi, il n’y a pas de hiérarchie de valeur entre les métiers. Un concertiste, un ébéniste, un chef de cuisine, un professeur, un viticulteur, un banquier, un comédien, etc. : à chacune et à chacun sa réussite

 

Quels sont vos liens avec les entreprises ?

L.B. : Les entreprises rendent possibles tous ces projets, mais ces liens se manifestent aussi par des chaires de recherche et d'enseignement. Ce sont des programmes de quatre ans ou plus qui associent et engagent par contrat des entreprises avec l’Université autour de thèmes de recherches d’intérêt conjoint. Cela donne à nos chercheurs les moyens de faire plus et mieux, et pour les entreprises, c'est un moyen de se rapprocher voire d’intégrer des étudiants et universitaires de qualité sur des sujets stratégiques pour elles. On en compte aujourd’hui une dizaine, sur des thèmes tels que la confiance dans le management (avec la MAIF), ou la régulation des marchés avec près de quinze partenaires, et nous sommes en passe d’en ouvrir d’autres sur des sujets d’avenir, comme la FinTech.

 

Pourtant l’écosystème de la Fintech est déjà particulièrement riche en France. Quelle sera la valeur ajoutée de la chaire que vous mettez en place ?

L.B. : Cette chaire sera spécialisée dans la finance digitale. Les sujets liés à la blockchain, aux crypto-monnaies ou à la cybersécurité seront autant de thématiques abordées par cette chaire. Celle-ci a vocation à déployer autour d’elle un écosystème fort d’entreprises partenaires, d’institutions académiques, d’enseignants-chercheurs et d’étudiants ou d’alumni de l’Université. Par sa pluri-disciplinarité, son esprit entrepreneurial et sa proximité avec les entreprises, Paris-Dauphine est très légitime sur l’ensemble de ces sujets.

 

Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?

L.B. : Nous sommes dans une logique de continuité. La Fondation est aujourd’hui installée et sa pérennité assurée. La prochaine étape est que nos ressources soient suffisantes pour nous permettre de financer des chaires d’enseignement avec des engagements plus longs, sur 10 ans, sur l’accueil des équipes de formation et de recherche.  

 


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