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Pierre Frey, une Maison à la française

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LuxePierre Frey, une Maison à la française

En trois générations et 80 ans d’histoire, la maison familiale Pierre Frey s’est imposée au sommet de la fabrication de tissus de luxe et déploie son savoir-faire du sol au plafond des établissements les plus prestigieux. Retour sur cette saga colorée avec le petit-fils du fondateur, Pierre Frey, actuel directeur de communication du groupe.

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portraitfrey49912_copyright_philippe_garcia.jpg, par AdminLetsGo

Pierre Frey, dont vous portez le nom, est-ce avant tout une histoire de famille ?

Pierre Frey : Oui, même si cette histoire s’est tissée au fil du temps. Mon grand-père s’est lancé seul en 1935. Son fils unique et tardif, mon père Patrick, n’a repris les rênes de la Maison qu’en 1975. Toujours président et directeur artistique de la Maison, il l’a lui aussi dirigée longtemps seul avant que mes deux frères et moi-même ne le rejoignions, à partir de 1999. Si nous incarnons la transmission d’une vision et l’essor de notre entreprise, nous travaillons ensemble par goût et par choix, en ayant parfois été tentés par d’autres voies. Moi-même, avant de rejoindre la Maison en 1999, je ne me rendais pas compte du patrimoine et de la nature des liens qui unissent notre Maison au monde de l’architecture et de la décoration, aux quatre coins de la planète. Il ne s’agit pas seulement de vendre des tissus, mais bien de servir une création.

 

« Si la Maison a su imposer son identité à l’étranger, c’est par la perpétuation d’un savoir-faire aussi traditionnel qu’original, renforcé par l’acquisition de grandes maisons. » Pierre Frey 

 

Pierre Frey réalise 70 % de son chiffre d’affaires à l’étranger. Est-ce le fruit d’une stratégie élaborée comme telle ?

P.F. : Mon grand-père s’est lancé dès les années 1950 dans l’export, ce que mon père a considérablement développé. Mais si la Maison a su imposer son identité à l’étranger, c’est sans doute par la perpétuation d’un savoir-faire aussi traditionnel qu’original, renforcé par l’acquisition de grandes maisons telles que Braquenié, puis Le Manach, Boussac, Fadini Borghi, et récemment Rosello, marque française experte en sièges…. Le rachat de Braquenié par mon père en 1991 était une manière de réaliser le rêve de mon grand-père, qui avait toujours considéré cette maison comme un joyau. C’est ce même mélange d’excitation et d’admiration qui nous a conduit vers les pépites suivantes et nous a permis de constituer un patrimoine décoratif presque unique au monde.

 

Qui ne perd pas en modernité ?

P.F. : Je ne pense pas, car nous avons profité de ces rachats pour développer une offre singulière et cohérente dans le temps. Pierre Frey repose sur la création et presque une dizaine de collections originales qui sortent tout droit de l’atelier de mon père chaque année. C’est cet œil et cette exigence technique que viennent chercher nos clients et partenaires. Nous invitons aussi régulièrement de nouveaux talents comme Louise Bourgoin, Vincent Darré, Ugo Gatti, Mathias Kiss ou India Mahdavi à s’exprimer chez nous. On peut faire rêver un architecte de luxe à Dubaï comme une jeune fille de 18 ans qui décore son studio.

 

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