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Profession Brasseur, vers un nouvel âge d’or de la bière française

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Après un long passage à vide, le secteur de la bière est en pleine effervescence. Avec « Profession Brasseur », il s’agit désormais de structurer et valoriser cette renaissance, comme nous l’indique Maxime Costilhes, délégué général des Brasseurs de France, le syndicat professionnel de la brasserie à l’origine de cette nouvelle marque collective.

Vous avez annoncé le lancement du label « Profession Brasseur » lors du Salon de l'agriculture en février dernier à Paris. Quelles en sont les origines ? 

Maxime Costilhes : Ce projet de marque collective est né en 2014, à un moment où le secteur commençait tout juste à retrouver de sa vigueur. Mais depuis trois ans, les choses n’ont cessé de s’accélérer. Il faut se rappeler qu’on ne comptait plus qu’une vingtaine de brasseurs en France dans les années 1980, 700 en 2016 et désormais près de 1.200 ! Aujourd’hui en France, une brasserie est créée tous les jours. La France compte plus de 4000 références de bières et tient la troisième place européenne en nombre de brasseurs, devant la Belgique. La consommation repart elle aussi. C’est un retour en force des brasseurs parmi les acteurs forts du marché, mais il faut encore préciser l’image de la brasserie auprès des consommateurs, afin de valoriser pleinement ce savoir-faire français. 

 

« La bière est partie intégrante de la gastronomie française, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. »  Maxime Costilhes, délégué général des Brasseurs de France. 

 

Avec quels objectifs ? 

M.C : La bière est partie intégrante de la gastronomie française, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’objectif principal est donc de retrouver la fierté de notre tradition brassicole et la volonté de défendre ce savoir-faire unique. Nous sommes conscients que le secteur est encore fragile. Aujourd’hui, 65% des professionnels n’ont pas forcément les moyens d’en vivre et nous voulons leur donner les ressources pour se développer. Dans les prochaines années, nous souhaitons aussi pousser vers la relocalisation de la production du houblon, totalement sous-exploitée en France. 

 

« Aujourd’hui en France, une brasserie est créée tous les jours. » Maxime Costilhes, délégué général des Brasseurs de France 

 

Comment en garantir l’origine, la qualité et le savoir-faire ? 

M.C : Notre volonté est de nous concentrer sur des critères capables de renforcer notre filière et d’accompagner son expansion, y compris à l’export. Nous certifions l’origine - brassée et conditionnée en France – et la qualité de l’ensemble de la chaîne de production, de la traçabilité des matières premières aux étapes de contrôle du produit, par le biais d’un audit indépendant et d’un cahier des charges très précis. Seuls les brasseurs de métier, c'est-à-dire justifiant de trois ans d'expérience, peuvent candidater et rejoindre notre démarche. Nous réfléchissons également aux moyens de renforcer la formation et allons réintroduire un diplôme de brasseur. 

 

Les certifications ont-elles commencé ? 

M.C : 54 entreprises sont déjà candidates et la marque collective est très bien accueillie par la profession. Nous n’avons pas d’objectif sur le nombre de certifications à atteindre, nous privilégions un travail en profondeur qui permette à chacun de brasser à son meilleur niveau !

 

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