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Géraldine Le Duc : « La France de demain ? Fortement investie dans les nouvelles technologies ! »

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Biotech Géraldine Le Duc : « La France de demain ? Fortement investie dans les nouvelles technologies ! »

5 questions à… Géraldine Le Duc, qui a lancé la start-up NH TherAguix après plus de vingt-cinq ans passés dans le monde de la recherche.

géraldine le duc

géraldine le duc, par AdminLetsGo

Que vous évoque l'initiative #LetsgoFrance ?
Géraldine Le Duc : Les Français sont peu positifs et doutent d’eux-mêmes. La plateforme Let'sgoFrance, en mettant en valeur des initiatives économiques françaises, permet de lutter contre le french bashing.

 

Qu’est-ce qui fait pour vous l’attractivité de la France?

G.L.D : La France a de nombreux atouts : ses infrastructures, le dynamisme des créations d’entreprises ou encore sa capacité à générer et financer au tout début des projets de recherche et développement.

Les réformes récentes et en cours devrait contribuer à améliorer l'attractivité du pays : fiscalité des personnes physiques, le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité et de solidarité et en cours, la réforme du marché du travail et celle de la formation professionnelle.

Notre environnement politique et notre rayonnement à l’étranger s'améliorent du fait de la personnalité et du profil du nouveau président, qui bouscule les carcans, qui est un bon ambassadeur pour le pays, en plus de son focus sur la performance de l'économie et l'assainissement des finances publiques.

 

Par quel exemple l’illustreriez-vous ?

G.L.D : L’exemple de mon entreprise reflète assez bien les points forts de la France et est extrapolable à d'autres petites entreprises de la Biotech : une innovation médicale de rupture, destinée à contribuer à la diminution de la souffrance et de la mortalité dues au cancer, a pu bénéficier au cours des années de 10M€ d'argent public sur à peu près dix années de recherche, tant que nous étions des chercheurs académiques et ce jusqu'aux premiers essais cliniques chez l'homme.

 

Si vous étiez ministre de l’économie, quelle serait votre première grande réforme ?

G.L.D : Mettre à disposition des projets innovants d'excellence, en particulier dans les biotechnologies, des financements publics permettant d'aller plus loin dans la preuve de concept des nouvelles thérapies (Phase 2), comme le fait le National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis. Les investisseurs en capital-risque hexagonaux, qui ont plusieurs millions à investir par projet technologique, sont souvent frileux et peu nombreux.

Le ministre de l'Économie devrait ainsi tout mettre en œuvre pour attirer plus de capitaux étrangers à long terme en France, encourager la création de fonds français de financement aval des technologies, pour permettre aux start-up les plus compétitives de grandir fortement, de lancer des produits (par exemple de nouveaux médicaments) mondialement… tout en restant françaises ou européennes.

 

Finalement, la France de demain, en 3 mots, vous l’imaginez comment ?

G.L.D : Réconciliée avec l'esprit d'entreprise et la perspective du succès financier comme conséquence de la prise de risque et de l'engagement personnel.

Investie fortement dans les nouvelles technologies bénéfiques à la société, et ce de concert avec ses partenaires européens.

Enfin, simplifiée dans ses processus administratifs pour le plus grand bénéfice de ses entrepreneurs de toutes tailles et de tous les citoyens.

 


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