En France, agriculteurs et consommateurs se retrouvent !
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Nicolas Chabanne : « La France est encore à inventer »

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Agriculture Nicolas Chabanne : « La France est encore à inventer »

L'initiateur de Petit Producteur®, des Gueules Cassées® et C’est qui le patron?!®, Nicolas Chabanne, se prête au jeu des "5 questions à".

Que vous évoque #LetsgoFrance ?

N.C. : J’aime bien cet angle positif pour parler de la France. Un grand complexe du journaliste est de toujours se demander : « Suis-je assez critique, assez dans la remise en question ? » Non, il existe une autre forme d’information, et c’est celle-là.

 

Qu’est-ce qui fait l’attractivité de la France ?

N.C. : Je n’aime pas trop ce mot car il y a derrière l’idée de passivité : on a des atouts et on se contente d’attirer les autres à soi.

 

Par quel exemple l’auriez-vous illustrée ?  

N.C. : La France a pour elle son tourisme, sa gastronomie, ses beaux paysages… Certes, mais il ne faudrait pas pour autant vivre sur ces acquis. Il faut continuer de chercher, de construire en permanence !

 

Si vous étiez ministre de l’économie, quelle serait votre première réforme ? 

N.C. : Faire en sorte que tous les gens qui travaillent au ministère de l’économie aient passé au moins trois mois dans une entreprise pour repartir de la réalité de terrain.

 

Finalement, la France de demain, en 3 mots, vous l’imaginez comment ?

N.C. : Elle est encore à inventer, il faut vraiment construire ensemble quelque chose de nouveau. Et il y a la place ! Tout est possible, il faut simplement sortir de nos habitudes et de nos postures.

Je cite souvent l’exemple de ce chef de rayon à qui j’avais fait goûter les fraises des frères Pique, produites dans le Vaucluse : il les trouvait excellentes, mais les jugeaient trop chères ; en revanche, il en voulait bien pour le baptême du petit dans quinze jours !... Les gens ne s’autorisent pas assez, dans le cadre de leur travail, à penser différemment. Pourtant il y a tant de choses à faire, quand elles ont du sens et qu’on se donne les moyens d’y croire. Ces fraises, nous sommes allés en 2005 les faire goûter à l’Élysée. Tout le monde m’avait dit : « Tu rigoles, on ne pourra jamais y entrer ! – En effet si personne ne demande, c’est la meilleure chance de ne pas y arriver… »

Donc, la France de demain, je dirais : nouvelle, pertinente… et spontanée !

 

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