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La caravane Bic participe au Tour de France depuis... 1952 !
Entreprise familiale

Bic, jetable et indémodable

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Entreprise familialeBic, jetable et indémodable

Stylos, briquets, rasoirs… simples à utiliser et bon marché, les produits Bic ont conquis la planète et révolutionné notre quotidien. Une incroyable aventure née au début des Trente Glorieuses et l’une des marques françaises les plus connues dans le monde, toujours détenue par la famille fondatrice.

L’été et ses cartes postales ! Pour les écrire, nous serons cette année encore très nombreux à nous servir d’un stylo Bic. Notamment du fameux « Bic Cristal », créé en 1950.
Un simple stylo jetable ? Non, une vedette de l’encre. Un modèle tellement mythique qu’il est entré dans les collections du MoMA, le prestigieux musée d'Art moderne de New York, ainsi qu’au Centre Pompidou, où il côtoie un briquet de poche et un rasoir monolame de la marque. Il faut dire que cette œuvre d’art à bas prix s’est vendue à plus de 100 milliards d’exemplaires depuis sa création !

 

Un baron sachant barrer sa barque d’entrepreneur

A l’origine de cette saga tricolore et planétaire, un inventeur et industriel de génie : le baron Marcel Bich (1914-1994). Après la guerre, ce fils d’un ingénieur italien achète une modeste usine à Clichy, berceau d’une aventure industrielle qui continue à s’écrire avec ses fils et ses petits-enfants.

Visionnaire, organisateur-né, Marcel Bich se lance dans la fabrication de pièces d'instruments d'écriture avec son associé Édouard Buffard, avant de créer en 1953 la Société Bic. Le stylo à bille « Bic Crystal », mis au point trois ans plus tôt, connaît un succès foudroyant. Qui ne s’est jamais démenti malgré l’arrivée des tablettes et autres supports numériques qui auraient pu renvoyer le stylo-bille au rayon des antiquités.

La réussite de l’entreprise s’est appuyée sur l’importance extrême accordée à chaque étape de la fabrication et à la qualité irréprochable du produit fini, qu’il s’agisse des stylos, des briquets ou des rasoirs mis sur le marché dans les années 1970.

Elle repose aussi sur un marketing très inventif. Qui ne connaît le logo de la marque, dessiné jadis par le célèbre affichiste Raymon Savignac, avec un petit bonhomme à la grosse tête ronde en forme de bille ? Et on se souvient des campagnes de publicité, comme les « perles du bac », qui ont fait un tabac.

L’entreprise est entrée en Bourse en 1972 mais demeure familiale. Gonzalve Bich, 39 ans, troisième génération, vient d’être nommé directeur général. Parmi ses dossiers : le rachat du leader indien de la papeterie, Cello, ou la relance des ventes au Brésil, deuxième marché pour Bic.


L’art de la diversification

Pour écrire sa success story, la marque s’est déployée dans le monde entier. Et a rédigé des chapitres inattendus de son roman industriel. C’est ainsi que le père du stylo-bille et pionnier du rasoir monobloc a beaucoup investi naguère dans le sport, en commercialisant notamment des planches à voile (la voile, une passion ardente pour Marcel Bich qui rêvait de remporter la Coupe de l’America !).

Bic a aussi proposé des téléphones mobiles rechargeables en partenariat avec Orange ou encore … des parfums, qui ne rencontrèrent pas le succès car, explique Bruno Bich, « les produits Bic sont des objets fonctionnels alors que le parfum c’est du rêve. »

Il n’empêche : ces produits jetables devenus des icônes du monde moderne continuent à séduire les consommateurs du monde entier sans vider leurs proches. Chapeau bas, chapeau Bic !

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