Femmes entrepreneures : Let’s go en réseaux !
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Femmes entrepreneures : Let’s go en réseaux !

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EntreprendreFemmes entrepreneures : Let’s go en réseaux !

Les françaises ne disposent pas toujours des mêmes opportunités professionnelles que leurs homologues masculins, qu’elles soient salariées ou entrepreneurs. Les initiatives de création de réseaux professionnels féminins, à l’image de Paris Pionnières ou de Financi’Elles, se multiplient pour pallier ces inégalités.

Avec 21% de femmes créatrices de start-ups, Paris est aujourd’hui la première ville d’Europe en matière d’entrepreneuriat féminin. Ce dynamisme provient principalement de ses incubateurs 100% féminins, dont le plus emblématique, Paris Pionnières, a accompagné près de 200 startups et de belles success stories comme Videdressing.com ou encore Envie de fraises. 

« Nous sommes à leurs côtés pour les accompagner dès la phase d’idéation et de développement, pour les pousser à innover et à se lancer dans la belle aventure de la création d’entreprise. Nous voulons avant tout leur donner envie, leur donner confiance et leur donner les moyens de réussir. Grâce à des programmes d’accompagnement nous les rendons plus fortes et leur donnons accès aux mêmes outils que leurs homologues masculins » explique Sandrine Murcia, présidente de Paris Pionnières.

Manifeste de Paris Pionnières – incubateur à destination des femmes entrepreneures.

Pour viser le sommet, le soutien des fédérations sectorielles

C’est particulièrement aux échelons les plus élevés que les inégalités persistent. Pour faire face à cette problématique, les fédérations féminines sectorielles promeuvent activement l’accès des femmes au sommet des organisations. 

Parmi elles, Financi’Elles travaille sur le thème de la mixité dans les secteurs traditionnellement masculins de la banque, de la finance et de l'assurance. 

Le premier frein dans l’ascension professionnelle des femmes est leur manque de réseau en comparaison avec leurs homologues masculins. C’est en ce sens que les fédérations sont indispensables, car elles développent la solidarité entre actrices du même secteur et leur permettent de se regrouper et d’agir conjointement. 

Leur rôle est non seulement d’aider les femmes dans leur carrière en brisant les fondements du plafond de verre, mais également de faire prendre conscience aux entreprises du problème de la non-mixité et les pousser à faire bouger les lignes. 

D’après François Jaumain, associé responsable du thème de la Diversité et de l’Inclusion chez PwC France, ces initiatives commencent d’ores et déjà à porter leurs fruits : « Plus intégrées dans les entreprises, les femmes ont confiance dans leur capacité à atteindre le top management. Par ailleurs, la dernière CEO Survey organisée par PwC montre que la plupart des entreprises ont pris conscience de ce problème et ont lancé des plans d’actions en la matière »

Les réseaux « in the box » : preuve de l’engagement des entreprises

Certaines entreprises pionnières comme IBM, la SNCF, la CDC ou encore BNP Paribas (MixCity) ont mis en place des réseaux internes dits « in the box » permettant de sensibiliser les femmes à la gestion de leur carrière, enrichir le management des grandes entreprises et administrations, instaurer de nouvelles règles du jeu mais aussi de promouvoir l’image des femmes au sein de l’entreprise. François Jaumain souligne l’importance de ces réseaux internes : « Bénéfiques pour les femmes comme accélérateurs et facilitateurs de carrières, ces réseaux sont également un moyen pour l’entreprise de repérer, attirer et fidéliser leurs talents. »

Ces initiatives, bénéfiques pour l’économie française, restent encore isolées. L’enjeu est désormais de les généraliser à l’ensemble des sociétés. 

Les premiers résultats de ces actions seront visibles d’ici quelques années avec notamment la date butoir du 1er janvier 2017 de la loi Copé-Zimmermann qui oblige toutes les entreprises du CAC 40 à compter au moins 40% de femmes dans le conseil d’administration.

 

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