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Rafael Nadal, lors du 3e tour de Roland Garros 2015, joue avec la raquette Aero, fabriquée par le lyonnais Babolat.
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Le Français Babolat équipe les champions 

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TennisLe Français Babolat équipe les champions 

L’entreprise lyonnaise Babolat, fondée au XIXe siècle, s’est hissée au firmament des équipementiers sportifs, et monte au filet depuis près de 150 ans pour conjuguer innovation et tradition. Elle porte haut les couleurs tricolores sur les courts de tennis du monde entier !

Lorsque Pierre Babolat s’est lancé en 1875 dans la fabrication des cordages en boyau pour les raquettes de tennis, pouvait-il s’imaginer qu’il donnait le coup d’envoi à une formidable épopée technologique et sportive ? L’usine Babolat était spécialisée dans la transformation des boyaux de mouton et la réputation de ses cordes, pour les instruments de musique ou les ligatures chirurgicales, n’était plus à faire.
Relever le défi des cordages de raquette fut une révolution promise à un avenir éclatant.

 

Une PME bien accordée

 

Babolat, sponsor de toujours d’un certain Rafael Nadal et de Jo-Wilfried Tsonga, produit aujourd’hui 95% des cordages naturels dans le monde. Cordages réalisés en France, à Ploërmel, petite commune bretonne nichée au cœur d’une région riche en abattoirs de bovins.

Les cordages Babolat équipent les plus grands, des Mousquetaires à Nadal !

« Nous sommes la plus vieille entreprise dans le monde du tennis, s’exclame Eric Babolat, PDG et représentant de la cinquième génération. C'est mon arrière-grand-père qui a inventé les cordages en boyau naturel ». Le tennis en était alors à ses balbutiements : le tournoi de Wimbledon n’existait même pas ! D’hier à aujourd’hui, les cordages Babolat équipent les plus grands, des Mousquetaires à Bjorn Borg, des champions américains Pete Sampras et Andy Roddick au roi de la terre battue Rafael Nadal.

 

Créé en 1925 par Babolat, le label VS existe toujours pour attester de la qualité du boyau – résistance, précision, puissance, absorption des vibrations… « Le boyau naturel, explique Xavier Gibert, directeur Marque et Innovation chez Babolat, s’est montré capable d’emmagasiner de l’énergie et de la restituer à la balle. Cela a considérablement changé le jeu. »

 

D’autres cordes à son arc

 

L’entreprise a su se diversifier : dans les machines à corder puis dans la fabrication des raquettes à partir des années 1990, celle des balles de tennis dans les années 2000 (la balle officielle de Roland-Garros est estampillée Babolat) ainsi que des chaussures (en partenariat avec Michelin), sans oublier les vêtements techniques… et les cordages synthétiques.

Babolat a aussi tâté à d’autres sports, le badminton et le paddle. Et investi massivement dans les nouvelles technologies et la data , en mettant au point en 2013 la première raquette connectée, puis en 2015 le bracelet connecté. Un chantier au potentiel considérable ! 

 

Ambitions mondiales, ancrage hexagonal

 

Tournée dès l’origine vers l’international et présente aujourd’hui dans 160 pays, la société familiale réalise environ 20 % de son chiffre d’affaires en France. « Les raquettes, chaussures et bagagerie sont fabriquées en Asie, explique Eric Babolat. Les coûts de main-d’œuvre sont plus adaptés. Mais les cordages en boyau sont produits dans le Morbihan et les machines à corder à Besançon. »

Babolat  a mis au point en 2013 la première raquette connectée.

Leader mondial du cordage, Babolat n’est jamais resté les deux pieds dans le même sabot (de bœuf). Ses produits ont grandi à un rythme de champion. En 20 ans, le chiffre d’affaires a été presque multiplié par dix pour atteindre, en 2016, 123 715 600 €. Et l’activité de cordage, jadis l’unique source de revenus de l’entreprise, est désormais dépassée par les ventes de raquettes ou de chaussures.

S’adapter, évoluer, innover sans relâche, c’est pour un boyautier comme pour un athlète la seule façon de continuer à engranger des succès… et d’éviter de finir dans les cordes.  

 

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