Marie Schneegans: « En France, on ose ! »
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Marie Schneegans: « En France, on ose ! »

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NumériqueMarie Schneegans: « En France, on ose ! »

Révolutionner la pause déjeuner : c’est l’idée de Marie Schneegans, co-fondatrice de la startup Never Eat Alone. Incubée à San Francisco, elle a fait le choix de revenir conquérir le marché français.

La France a failli perdre un talent. Suite à un concours de projets innovants dans le cadre de ses études à Berlin, Marie Schneegans  gagne l’opportunité d’être incubée à San Francisco. « C’était fou ! », se souvient-elle. Son ambition ? Faire de la pause déjeuner un moment de rencontre entre collègues. « J’étais en stage dans une grande banque. Je passais de bureaux en bureaux, pendant  l’heure du déjeuner pour rencontrer des collègues ». Persuadée que les relations sociales sont un élément important du bien-être au travail, elle décide alors de se lancer : « La nature humaine nous pousse les uns vers les autres. Mon idée est de simplifier cela au sein des entreprises. »

 

 

La Défense, le terrain de jeu parfait

Aux Etats-Unis, Marie pose les bases de son projet. Mais un coup de téléphone va bousculer ses plans. Myra, aujourd'hui Chief Business Officer pour Never Eat Alone, convainc la jeune entrepreneuse de revenir en France pour tenter sa chance dans les hautes tours de la Défense « Je me disais qu’il s’agissait du terrain de jeu idéal pour Never Eat Alone ! » précise Myra.

Marie re-traverse donc l’Atlantique, bien décidée à porter Never Eat Alone vers la réussite. « A San Francisco, tout le monde me disait que je faisais une erreur, mais je croyais en mon projet ! ». Cette décision, elle ne la regrettera jamais.  Marie rencontre rapidement plusieurs grandes entreprises. Les retours sont positifs, et l’intérêt de ses contacts est visible.

 

Un écosystème français favorable

Point essentiel dans son développement : Never Eat Alone trouve plusieurs leviers de réussite au sein de l’écosystème accompagnant les startups en France

 «  Raise nous a particulièrement aidés, nous confie-t-elle. Je crois vraiment en leur modèle, il faudrait des Raise partout ! ». Le fond de dotations, qui a misé sur le projet, a été l’un de ses appuis majeurs. Marie est en contact avec eux tous les jours, et parle d’une relation de confiance. « On peut être soi-même. Ils connaissent les problématiques des entrepreneurs, et nous soutiennent à chaque fois qu’on en a besoin ».

Le statut d’étudiant-entrepreneur a également été pratique pour Marie, qui a pu faire une pause dans ses études. Son stage obligatoire a été remplacé par son projet personnel, qu’elle a pu développer au sein de PSL Pépites (Pôle Etudiant pour l’Innovation, le Transfert et l’Entreprenariat) dans un espace de co-working, mis à disposition des étudiants-entrepreneurs et sponsorisé par la Mairie de Paris. Une aide bienvenue, alors que Never Eat Alone n’avait pas encore ses propres locaux.

« En France, on ose. On y va, on ne se pose pas trop de questions ! C’est ça l’entrepreneuriat ! » explique-t-elle.  « Je suis revenue pour le dynamisme qu’il y a en France, et ça a été une bonne décision ».

 

Une startup en pleine réussite

Aujourd’hui, Never Eat Alone profite de cette dynamique positive, et compte quelques grandes entreprises comme clients. Parmi elles, Engie, Vinci, ou encore Areva. Un partenariat avec Elior, l’un des leaders mondiaux de la restauration, vient même d’être signé. « C’est une façon pour nous de valider notre concept. Nous gagnons la confiance de grandes entreprises nationales ! »

De plus, la startup entrevoit  une ouverture internationale, grâce au groupe Philip Morris notamment. « Nos limites sont celles qu’on se donne, explique Marie Schneegans. Si tu rates, tu apprends. Tu ne peux jamais perdre ! ».

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