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L'une des promotions du réseau 1Kubator, à Nantes.
Start-up
par

1Kubator prend le parti des régions

La singularité du réseau d’incubateurs 1Kubator ? Ne pas être présent à Paris, mais dans d’autres villes françaises parmi lesquelles Lyon, Rennes ou encore Bordeaux. Une façon de permettre aux entrepreneurs français de bénéficier des nombreux atouts qu’il y a à créer son entreprise « chez soi » grâce à l’expertise d’écosystèmes locaux, comme l’explique son fondateur Alexandre Fourtoy à Let’s Go France.

En France, en 2017, 77% des montants investis dans les start-up l’ont été en Île de France. Le réseau d’entrepreneuriat français est-il trop centralisé ?

A.F : Beaucoup de start-up veulent à terme venir à Paris, pourtant nous sentons qu’il se passe quelque chose en dehors de la capitale… ! En région, non seulement il y a un foisonnement et une créativité énormes, mais en plus les entreprises ont beaucoup plus de chances en démarrant dans leur écosystème d’origine : c’est à la fois une question de coûts et de réseaux plus accessibles, au sein de tissus économiques locaux bien construits. Les pépites qui sortent « localement » intéressent : être n°1 à Lyon ou Nantes, ce n’est pas rien le jour où on va à Paris ou vers l’international. Les écosystèmes régionaux ont encore beaucoup à apporter.

 

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alexandre.jpg, par AdminLetsGo

Alexandre Fourtoy, fondateur du réseau 1Kubator

 

Pourquoi avoir créé un réseau d’incubateurs ? A quels besoins souhaitiez-vous répondre ?

A.F : Nous avions d’abord la conviction que les marchés de l’incubation et de l’accélération allaient se concentrer et s’industrialiser autour de grandes marques. D’où , pour nous, le choix d’un réseau d’incubateurs, qui nous permette avant tout de démarrer un projet avec un profil d’envergure, prêt par sa taille à affronter ce marché qui allait se concentrer.  

Ensuite, notre approche se voulait différente : nous voulons apporter une assistance concrète à la quantité de gens dans le digital qui souhaitent entreprendre et qui trouvent au début de l’aventure des freins très concrets à leur développement. Il y a besoin d’un pragmatisme fort, auprès d’entrepreneurs qui peuvent se fourvoyer sur les outils, sur leurs objectifs ou qui sont relativement stressés par la « culture start-up ». Nous souhaitons démystifier le digital avec une vision simplifiée et très concrète des business models. L’objectif d’un entrepreneur doit être que sa plateforme tourne et qu’elle ait des clients. Une start-up doit… vendre !

 

Un incubateur, ce sont avant tout ses start-up… Pour 1Kubator, qui sont-elles ?

A.F : Concrètement, nous avons accompagné 120 start-up et financé une cinquantaine. Il y a de nombreuses plateformes de services : des concours d’architectes pour particuliers, avec Archibien, des tutoriels vidéo pour apprendre à réparer sa voiture, avec Ma Clé de 12 ou, dans la legaltech, V pour Verdict qui permet de mener des actions collectives en justice. Certaines sont plus « technologiques », comme Arskan, dans la compression d’images 3D, qui a été co-maturée avec l’acteur lyonnais de transfert de technologies, Pulsalys [sur une technologie d’un laboratoire lyonnais, ndlr].

 

Ce sont des start-up qui sont généralement au stade de l’idée. L’accompagnement des start-ups en phase d’amorçage, en France, est énormément porté par les structures publiques. Donc, nous qui nous positionnons sur cette phase, nous avons été regardés à notre lancement comme des capitalistes, situés encore plus à droite que Trump ! Or, notre modèle fait précisément en sorte que notre succès dépende du succès des start-up : si je monte au capital, cela prouve que je crois en eux. Ce qui peut parfois être vu comme un côté « dirty » du business est finalement perçu très différemment chez les entrepreneurs, car cela crée entre eux et nous une relation très forte, très particulière. Nous rendons réalisable une envie d’entreprendre, et notre position d’associé-fondateur est source de confiance, donc d’efficacité. D’ailleurs, ce modèle est depuis passé dans les mœurs, même si peu de concurrents investissent réellement dans les start-up !


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