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A Deauville, les acteurs de l'IA hackent le secteur santé

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InnovationA Deauville, les acteurs de l'IA hackent le secteur santé

La France est championne européenne dans le domaine des biotechnologies. Pour continuer d'innover, Le laboratoire pharmaceutique Pierre Fabre et Microsoft France ont organisé l'IA Santé Challenge, un hackathon avec à la clé une incubation. Explications de Thierry Picard, Chief Digital Officer de Pierre Fabre Médicament et Santé.

En novembre dernier vous avez organisé à Deauville votre premier hackathon sur l’intelligence artificielle. Quel était le but de cette initiative ?

Thierry Picard : Nous avons dans le passé organisé plusieurs hackathons, en particulier lors des universités d’été de l’e-Santé à Castres. Cette fois à Deauville, nous avons souhaité réaliser un sourcing, une identification, auprès d’entreprises qui font vraiment de l’Intelligence artificielle (IA) en France). Nous voulions aussi voir comment des entreprises de l’IA qui ne sont pas spécialistes de la santé peuvent exploiter nos données en santé, en prenant comme exemple un jeu d’images de mélanomes (NDLR : cancers de la peau).

 

Qu’en retenez-vous quant au dynamisme de l’écosystème français de l’IA ?

T.P : Plus d’une centaine de participants ont répondu présent, alors que le délai était court. Il y a eu des contributeurs très qualifiés avec des profils variés : des étudiants thésards à Polytechnique, des start-up, des indépendants, des PME et ETI. La France a des compétences en mathématiques assez exceptionnelles. Nous avons aussi été agréablement surpris par la diversité des méthodes choisies pour répondre au challenge, puisqu’une dizaine d’algorithmes différents ont été proposés. Signe aussi du dynamisme de l’IA en France, Sensome, la start-up gagnante, a déjà réussi à lever 4,7 millions d’euros il y a quelques mois.

 

La France a des compétences en mathématiques assez exceptionnelles.

 

Pourquoi avez-vous choisi de coupler ce hackathon à une incubation ?

T.P : C’est la manière la plus intéressante de signer des contrats commerciaux avec les start-up incubées, tout en travaillant en interne sur un projet concret et contenant de l’IA. Les hackathons et les incubations permettent aussi de faire évoluer, toujours en interne, notre culture de l’IA sur l’ensemble de nos champs thérapeutiques. En 2018, avec Microsoft France nous allons organiser d’autres challenges sur l’IA appliquée à la santé. L’un aurait lieu à Station F et l’autre probablement à Castres, lors de l’Université de la e-Santé.

 

Station F, elle a une grande attractivité, c’est un peu le nouveau Graal pour les start-up de l’IA !

 

Vous avez lancé ce défi en partenariat avec Microsoft France, lui-même partenaire de Station F. Pourquoi ?

T.P : Microsoft est un acteur majeur de l’IA qui apporte à la fois l’espace de travail, en quelque sorte « l’établi » pour réaliser les hackathons, l’espace de stockage sur le cloud, la puissance de calcul et une bibliothèque d’algorithmes. Quant à Station F, elle a une grande attractivité, c’est un peu le nouveau Graal pour les start-up de l’IA !

 

Votre précédent hackathon à Deauville, Urotech, avait ciblé l’urologie. Un an plus tard, quelles sont ses retombées ?

T.P : Le challenge Urotech a conduit à l’incubation de quatre start-up avec l’aide de l’agence BeMyApp. Nous avons travaillé pendant six mois avec l’une d’entre elles, ce qui devrait déboucher sur un beau partenariat. Nous pourrons en dire plus prochainement.


5 questions à… Thierry Picard

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Thierry Picard.jpg, par AdminLetsGo

Que vous évoque #LetsgoFrance ?

Thierry Picard : La volonté de faire avancer les questions technologiques, de faire avancer les start-up de France.

 

Qu’est-ce qui fait selon vous l’attractivité de la France ?

L’art de vivre, et puis on a cette capacité à être un peu plus créatifs que d’autres.

 

Par quel exemple l’illustreriez-vous ?

Par Station F : c’est un bon exemple, celui d’un lieu d’incubation au cœur de Paris, qui symbolise une nouvelle France, c’est un lieu chaleureux et accueillant, tourné vers l’innovation.

 

Si vous étiez Ministre de l’économie, quelle serait votre première réforme ?

L’allégement des charges sociales salariales et la réduction des dépenses publiques.

 

Finalement, la France de demain, en 3 mots, vous l’imaginez comment ?

Créative, ambitieuse, fière de ce qu’elle est.

 

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