Avec le Fundtruck, les start-up françaises font leur show dans la rue
Capital-risque

Avec le Fundtruck, les start-up françaises font leur show dans la rue

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Capital-risqueAvec le Fundtruck, les start-up françaises font leur show dans la rue

Prenez un camion vintage et mettez-y des start-upers. En route pour un roadshow à la rencontre d’investisseurs. C’est ce que fait le Fundtruck, un concours de start-up sans équivalent en Europe. Un concours qui roule !

Fundtruck, cela sonne très anglo-saxon, il s’agit là d’une idée américaine ?

 

19

projets financés

Benjamin Wattinne : Non, il s’agit d’une idée collective que nous avons eue à Paris chez Sowefund ! Nous sommes partis d’un jeu de mots à partir des foodtrucks, ces camions de cuisine de rue qui font fureur. Plutôt que de faire un énième concours de start-up, l’idée est de faire pitcher  les créateurs de start-up dans la rue, depuis un camion. Au début nos partenaires étaient réticents, mais cela s’est très vite bien passé. Ils ont compris que cela permet de rencontrer autrement les capitaux-risqueurs et les business angels. Sans oublier le grand public, qui vote et qui est invité à investir !

 

 

Quelles sont les grandes tendances parmi les talents français qui ont candidaté ?  Que montrent-ils de l'innovation française ?

 

« L’émergence de startups qui innovent dans les big data et l’IA n’a rien d’étonnant, puisqu’on a en France de très bonnes écoles d’ingénieurs. »

 

B.W. J’observe deux tendances de fond : d’abord, beaucoup d’entrepreneurs ont un projet à impact. Ils ont envie de répondre à une mission d’intérêt général, qui concerne l’état de la planète ou un sujet social. C’est le cas de notre lauréat 2015, le robot compagnon Leka conçu pour aider les enfants autistes. Ou encore d’Optimiam, une appli sur smartphone contre le gâchis alimentaire. Deuxième grande tendance, le numérique, la data et l’intelligence artificielle. Ce côté techno n’a d’ailleurs rien d’étonnant puisqu’on a en France de très bonnes écoles d’ingénieurs.

 

 

10 millions

d’euros réunis

Vous personnellement, à quoi avez-vous été sensible ?

B.W. Je suis impressionné par la jeunesse des équipes. Ils ont souvent entre 25 et 35 ans. L’équipe de Leka venait de finir ses études. Il y a de plus en plus de jeunes qui osent entreprendre à leur sortie d’école ou d’université ! C’est un véritable état d’esprit qui se développe.

 

3000

investisseurs

Fundtruck, c'est plus que de la recherche de levée de fonds, puisque vous proposez également des mentors. Cet accompagnement 360, n'est-ce pas là une signature française?

B.W. Je dirais plutôt que notre signature c’est de fédérer l’écosystème régional au sein des villes où nous intervenons, d’ajouter un mentoring sur un jour et l’intervention du grand public. Des personnalités de l’entrepreneuriat, comme Céline Lazorthes, la fondatrice de Leetchi, ou Xavier Court de Vente Privée ont accepté de jouer le jeu, de coacher les start-up et de descendre dans la rue. Certains d’entre eux reviennent d’une année sur l’autre, c’est la preuve que notre « sourcing » est de qualité !

 

Liste des villes du roadshow 2017 :                     

Nantes - 8 juin

Bordeaux - 13 juin

Paris - 14 juin

Lille - 14 septembre                                                      

Plus d’infos sur le site de Fundtruck

Start-upers, vous avez jusqu’au 21 mai 2017 pour vous inscrire et pitcher votre projet.

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