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Bardot Group, pépite de l’ingénierie maritime française

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High-techBardot Group, pépite de l’ingénierie maritime française

En une décennie, la PME basée à la Ciotat a su séduire tous les grands pétroliers du monde. Sa recette ? Un esprit pionnier et une soif d’innovation insatiables, nourris par le dynamisme de toute une région. Entretien avec Guy Bardot, son fondateur.

Quelle est la recette du succès international de Bardot Group  ? Qu’a-t-il d’unique en son genre?

 

Guy Bardot

Guy Bardot , par AdminLetsGo

Guy Bardot – J’ai créé l’entreprise en 2004 sur la base d’une compétence particulière autour des polymères techniques : ces matériaux protègent les lignes sous-marines – pipelines, lignes de puissance électrique ou de commande électrique – utilisées par les pétroliers pour aller chercher des hydrocarbures en profondeur. Tout le défi est d’ajuster leur durée de vie à celle des puits d’hydrocarbures, qui est de l’ordre de de 25 ans.

C’est là que nous avons bâti notre succès : nos produits sont testés dans un laboratoire d’essai basé à la Ciotat, où une dizaine d’ingénieurs mettent en œuvre des protocoles de vieillissement artificiel afin de garantir aux clients une résistance à toute épreuve dans des conditions de profondeur, de pression et de température extrêmes. Ce savoir-faire est unique dans notre secteur.

 

« Être implanté sur un territoire qui offre une telle densité de fournisseurs de technologies et de compétences est un grand atout. »

 

Bardot Group aurait-il pu naître ailleurs qu’en France ?

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bardot_otec_lab_7_jun_2017.jpeg, par AdminLetsGo

G. B. – C’est vrai que nous bénéficions dans notre pays, et notamment en région PACA, d’ingénieurs de haut niveau formés dans des établissements de grande qualité : pour nous, des écoles comme les Arts et Métiers d’Aix-en-Provence ou SeaTech à Toulon, rompues à l’environnement marin, sont de vraies réserves de talents. Nous pouvons aussi nous appuyer sur le Pôle Mer PACA ou le CARMA à Sophia Antipolis, qui est un laboratoire d’analyse des matériaux avancés. Être implanté sur un territoire qui offre une telle densité de fournisseurs de technologies et de compétences est un grand atout pour nous.

Notre agilité de PME – celle des esprits comme de l’organisation –, me paraît aussi très française quand je la compare à nos confrères anglo-saxons, souvent plus rigides.

Après, il faut savoir que nous ne fabriquons rien en France : tout est produit localement, à proximité de nos marchés. Ici, nous inventons et nous qualifions, en particulier grâce aux crédits d’impôt recherche.

 

Quel est votre plus grande fierté en tant qu’entrepreneur français ?

G. B. – La motivation de mes équipes, sans aucun doute, et leur grande qualité. Nous avons 80 collaborateurs, dont 45 à la Ciotat, qui sont autant de jeunes gens dynamiques et talentueux, cultivant un état d’esprit exceptionnel. Ce sont eux qui font la réussite du groupe à travers les années.

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