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Mobilité

Cityscoot : L’ascension française débridée du scooter partagé

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MobilitéCityscoot : L’ascension française débridée du scooter partagé

Cityscoot, la start-up de scooters électriques partagés, est lancée plein pot. En associant mobilité et développement durable au cœur de villes saturées, elle enregistre déjà un million de trajets parcourus et 55 000 inscrits à Paris. Ce fleuron de la tech française ne compte pas ralentir, comme nous le raconte son fondateur Bertrand Fleurose.

Comment est né le projet de Cityscoot ?

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mel1110_portrait_bertrand_fleurose.jpg, par AdminLetsGo

Très simplement. J’ai débuté ma carrière dans la finance mais dès 2005, j’avais monté un centre de services autour du scooter, ce qui me rendait attentif à tout ce qui se développait de ce côté. Quand j’ai vu arriver Autolib, j’ai immédiatement pensé que le scooter avait toute sa place dans l’essor des transports partagés, surtout à Paris, dont la politique municipale est très active… contre les voitures !

C’est aussi une ville très tournée vers les nouvelles formes de partage et de collaboration. En juin 2016, j’ai lancé Cityscoot, un système de scooters électriques en libre-service sans borne ni abonnement. Au départ, j’avais 12 salariés. Ils sont aujourd’hui 110 pour gérer une flotte de 1 500 scooters. Les choses se sont enchaînées très vite, avec 4 communes limitrophes de Paris couvertes en plus depuis septembre, et l’annonce de notre arrivée à Nice où 400 scooters y seront en circulation l’année prochaine.

 

La french tech est-elle un moteur de développement ?

Clairement. J’ai même été surpris de la qualité, de l’expertise et de la maturité des jeunes ingénieurs que j’ai recrutés et qui ont permis de miser dès le départ sur la fiabilité de notre service. Il n’y a vraiment pas de souci à se faire en France pour s’entourer des bonnes personnes quand il s’agit de concevoir un système intelligent.

Par ailleurs, au niveau industriel, nous avons augmenté l’autonomie des scooters par l’ajout d’une batterie en lithium extrêmement performante, fabriquée en France, en Indre. Cette carte de la french tech est aussi un atout à l’étranger, où ce savoir-faire est reconnu.

 

Quand j’ai vu arriver Autolib, j’ai immédiatement pensé que le scooter avait toute sa place dans l’essor des transports partagés, surtout à Paris, dont la politique municipale est très active… contre les voitures !

 

Jusqu’où souhaitez-vous aller ?

C’est le leadership européen qui m’intéresse, au minimum ! Et nous y sommes déjà en taille de flotte opérée. Mais l’idée n’est pas de se précipiter car la valeur de notre service tient à la qualité de notre relation client et à notre gestion opérationnelle. La densité de scooters mis à disposition sur un territoire donné est essentielle. À Paris, je vise de mettre 4 à 5 000 scooters en circulation d’ici 2020. Nous devrions arriver prochainement en Italie, à Milan et à Turin. Le but est de répondre à l’essor de la culture du partage et de la mobilité qui grandit dans toutes les grandes villes. J’ai déjà été approché par deux villes d’Amérique latine et je regarde aussi vers l’Asie.

 

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