En France, on sait construire un bâtiment à énergie positive au coût d’un bâtiment normal
Fort d'Issy
Ville du futur

En France, on sait construire un bâtiment à énergie positive au coût d’un bâtiment normal

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Ville du futurEn France, on sait construire un bâtiment à énergie positive au coût d’un bâtiment normal

Bouygues Immobilier dessine à travers ses projets une ville plus durable et résiliente. Des éco-quartiers naissent, emblématiques de la ville du futur à la française. Entretien avec Christian Grellier, directeur de l’open innovation chez Bouygues Immobilier.

Les technologies, les enjeux environnementaux et les modes de travail remodèlent nos villes. Comment Bouygues Immobilier se prépare-t-il à ces bouleversements ?

Christian Grellier : Notre activité de promoteur est traditionnellement concentrée sur le neuf, qu’il s’agisse des bureaux et des logements. La nouveauté, c’est que nous réfléchissons de plus en plus à l’échelle des quartiers et à la redéfinition des espaces urbains existants. Face aux problématiques d’efficacité énergétique, de mobilité, de pollution et de climat, nous pensons qu’il faut éviter que les villes s’étendent. Nous travaillons beaucoup sur les centres villes, la verticalité et les espaces réutilisables. Nous voulons aussi concevoir des bâtiments qui s’adapteront aux nouveaux modes de vie et de travail, dans des quartiers évolutifs. C’est le sens de la démarche UrbanEra, que nous avons lancée il y a deux ans.

 

"Les réalisations françaises d'immeubles à énergie positive intéressent beaucoup nos visiteurs étrangers"

 

Pouvez-vous donner des exemples de quartier en France qui répondent à ces nouvelles exigences ?

C.G : Pour ce qui est des projets déjà livrés, Fort d’Issy dans les Hauts-de-Seine, comprend 1600 logements construits avec une approche bioclimatique. Ils sont sur le site de l’ancien fort militaire d’Issy-les-Moulineaux, transformé en éco-quartier. Du côté des projets en cours, un exemple très intéressant est « Cœur Université » à Nanterre. Là aussi il s’agit de transformer et de redynamiser un quartier, qui était dans ce cas précis avant tout un lieu de passage, en un quartier dynamique et mixte, de logements, bureaux et commerces. Le tout pour un coût d’utilisation moins cher, de l’ordre de 95 euros par m2/an pour les charges des immeubles de bureaux, grâce au pilotage énergétique. Ce quartier illustre un changement dans le mode de conception, avec des bâtiments multiusages. Il y aura par exemple une salle de cinéma, qui sera réversible en salle de cours pour l’Université. Ces deux exemples montrent que construire la ville de demain, c’est de plus en plus réinventer la ville sur la ville.

 

Quelles sont les qualités des acteurs français dans ce domaine d’activité? En quoi sont-ils meilleurs ?

C.G : Collectivement, les Français ont une grande avance sur les enjeux de développement durable pour le bâti neuf. Cette avance tient en partie à l’impulsion réglementaire issue du Grenelle de l’environnement. Elle se traduit par des réalisations d’immeubles à énergie positive, qui  intéressent beaucoup nos visiteurs étrangers. On sait maintenant construire en France un bâtiment à énergie positive au coût d’un bâtiment normal.

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