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Consommation

La Camif milite pour une consommation française responsable

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Consommation La Camif milite pour une consommation française responsable

Depuis sa reprise, la Camif a basculé dans la consommation responsable. Pour mettre en valeur les alternatives à la surconsommation, lacamif.fr a fermé durant le « Black Friday ». Rencontre avec le président de la Camif, Emery Jacquillat.

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logo_camif.png, par AdminLetsGo

Aujourd'hui, c'est le « Black Friday » et vous avez décidé de fermer votre site lacamif.fr pendant 24 heures. Pourquoi ?

Depuis une semaine, on est saturé de promotions, c’est un vrai « tsunami de promotions ». C’est en contradiction totale avec les enjeux environnementaux. La semaine dernière, 15 000 scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme. On est comme sur le Titanic, on a déjà percuté l’iceberg et personne ne réagit. Si on ne change pas notre façon de faire, le bateau coule.

À la Camif, nous avons voulu taper fort et fermer notre site de minuit à minuit. Cela représente un abandon de 1 % de notre chiffre d’affaires. À la place de vendre, nous mettons en lumière des alternatives à notre modèle de surconsommation pour que tout le monde puisse prendre du recul.
 

Je ne suis pas un anti-consommation, je suis pour une consommation plus responsable et plus raisonnée.


Ce vendredi 24 novembre, tous les salariés de la Camif sont dans des associations représentatives de l’économie responsable. De même, nous invitons les internautes à partager les bonnes pratiques d’alternatives à la surconsommation autour du hashtag #OnDonneTout.

On a besoin d’initiatives, d’entrepreneurs, de citoyens, de tous les acteurs qui mettent leur énergie au service des enjeux de société. Les entreprises qui réussiront au XXIème siècle sont celles qui auront intégré ces enjeux.
 

Quelles sont les grandes orientations de la Camif ?

Dès 2009, nous avons misé sur les produits de qualité, dans le respect du développement durable, de préférence produits en France. Désormais, un consommateur peut choisir un produit en fonction de sa localisation. C’est l’initiative « Conso’localisation », primée par l’ADEME et le ministère de l’Écologie et du Développement durable, car elle permet de réduire considérablement les émissions de CO2. On n’achète plus un produit, on achète une histoire.

Sur camif.fr, il est maintenant possible de trouver autour de chez soi des associations pour réparer l’électroménager, des associations pour donner des vieux meubles, etc.

Bientôt, nous allons lancer un marché de dons pour offrir une deuxième, voire une troisième vie aux meubles.

 

Comment l’économie responsable pourrait-elle être favorisée ?

Nous proposons une réduction de la TVA à 10 % sur les produits issus de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et pour les produits qui intègrent plus de la moitié de produits recyclés. Sur les actes de réparation, nous réclamons une baisse de la TVA à 5,5 %, car ce sont des services non délocalisables. Une réduction de la TVA est déjà appliquée sur ces produits en Suède, avec des résultats très satisfaisants.

Il est aberrant de taxer de la même façon un produit qui a fait trois fois le tour du monde et un produit fabriqué localement, qui respecte l’environnement et l’humain. Dans cette optique, nous avons lancé une pétition sur Change.org, qui a déjà récolté 10 000 signataires, et nous allons formuler des propositions au Ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Ce serait un accélérateur vers l’ESS. Cela permettrait de rendre visibles les fabricants qui font de l’écoconception et de réduire l’écart de prix avec les produits de grande consommation. Le consommateur doit pouvoir faire un arbitrage en faveur de l’écoconsommation, sans que cela lui coûte plus cher.

 

Vous croyez en la réussite de la France ? Participez aux  1ers Trophées #LetsgoFrance  !

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