Christian Grellier : « Nous sommes très innovants en France, sur le building as a service »
Ville du futur

La France innove en matière de building as a service

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Déployer des technologies françaises d’excellence et expérimenter des services disruptifs : c’est la stratégie de Bouygues Immobilier pour construire la smart city française de demain. Poursuite de notre entretien avec Christian Grellier, directeur de l’open innovation chez Bouygues Immobilier.

Quelles technologies françaises se démarquent pour construire la ville de demain?

Christian Grellier : Nous sommes très forts sur le pilotage en temps réel des consommations d’énergie. Il faut dire que nous avons en France un leader mondial de l’efficacité énergétique, Schneider Electric. Les nouveaux outils permettent de savoir avec finesse, étage par étage, s’il y a un dysfonctionnement dans la consommation et d’y remédier. En 2012, nous avons d’ailleurs créé avec Schneider Eletric, Aveltys, une filiale commune dans ce domaine. D’autre part, nous sommes très innovants en France, sur tout ce qui est building as a service.

 

"Nous sommes très forts en France sur le pilotage temps réel des consommations d’énergie."

 

Quelles opportunités les start-ups françaises peuvent-elles saisir par rapport à cette nouvelle approche Building as a service ?

 C.G : Elles ont évidemment une carte jouer pour tout ce qui concerne les nouveaux usages en immobilier et les plateformes de mutualisation de biens (parkings, voitures) ou de services. Comme ces outils sont moins dans l’ADN de Bouygues Immobilier, nous nous appuyons sur elles pour offrir des services nouveaux à nos occupants. « Have a good day », avec qui nous travaillons à Bordeaux-lac, apporte un service de conciergerie dans l’éco-quartier de Ginko. Pour le co-working, nous avons décidé de créer notre propre offre, NextDoor, qui est en cours de déploiement en Ile-de-France et dans les grandes métropoles régionales.

 

Vous parlez aussi de bâtiments réversibles. De quoi s’agit-il ?

Ils correspondent à la logique d’avoir des bâtiments adaptatifs. Il n’est pas normal, aujourd’hui, qu’un immeuble de bureau ne puisse pas être transformé en logement ultérieurement, si l’évolution du quartier le demande. A Lyon Confluence, nous concevons un bâtiment le long de l’autoroute A6. Comme le tronçon d’autoroute A6/A7 va être déclassé, les bureaux sont conçus pour être transformés plus tard en logements, avec des fenêtres ouvrantes sur terrasses et vue sur le Rhône. Si on conçoit ainsi dès le départ, cela ne crée pas un surcoût considérable.

 

Vous pilotez la structure d’innovation ouverte de Bouygues immobilier et son fonds de capital-risque Bird. Quels sont les premiers résultats ? 

C.G : Nous avons pour l’instant investi 2 millions d’euros dans six start-up dont l’activité porte sur la ville et l’immobilier durable. Certaines développent des modèles économiques nouveaux, que nous voulons mieux comprendre, comme la plateforme toulousaine de crowdfunding Lymo. Nous avons aussi investi dans  la plateforme de location de parkings Bepark, ou encore ikimo9, une plateforme web qui compare des offres de promotion immobilière. Ce sont des participations minoritaires, non spéculatives. On est là pour les accompagner dans leur développement et accélérer leur accès au marché. Cela ne fait que commencer !

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