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Le Français Kankaroo développe le co-voiturage courte distance

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MobilitéLe Français Kankaroo développe le co-voiturage courte distance

Déjà pionnière du co-voiturage longue distance avec Blablacar, la France est aussi en pole position sur le co-voiturage courte distance et domicile-travail. Parmi les start-up qui renouvellent ce créneau : Kankaroo, créée par un jeune diplômé de Telecom Paris Tech. En route vers plus de lien social et de sensibilisation environnementale !

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letsgofrance_belorgey_kankaroo.jpg, par AdminLetsGo

Contrairement à Blablacar, votre offre de co-voiturage cible les trajets courts. Quel est l’intérêt ?

Martin Bélorgey : Quand il s’agit d’un co-voiturage domicile-travail, l’offre de Kankaroo  représente une manière simple, pour une entreprise, de sensibiliser ses salariés à l’environnement et à un geste utile et d’en prendre la mesure. Les entreprises savent que leurs projets à dimension environnementale ne se feront sans la mobilisation des salariés. Si la sensibilisation est clé, le co-voiturage y participe ! Autre intérêt, le lien social : le co-voiturage recrée du lien dans un cadre plus informel que le travail, il fait se rencontrer des gens d’une même entreprise qui ne travaillent pas forcément dans le même service. Enfin, le co-voiturage permet bien sûr d’améliorer la qualité de l’air, en diminuant les émissions de CO2, et de faire des économies sur les ressources fossiles.

 

« La France est en avance en Europe sur le co-voiturage longue distance. Maintenant, c’est le co-voiturage d’entreprise qui va décoller »

 

Kankaroo se limite donc au co-voiturage d’entreprise ?

M.B : Notre ambition va plus loin, puisque notre appli vise aussi les trajets de la vie quotidienne, pour aller faire des courses ou pour une sortie de loisirs, par exemple. Dans certaines zones de France, il y a trop peu de transports en commun et il est très compliqué de se déplacer sans voiture. On est dans une vraie logique d’entraide. A terme, peut-être qu’un demandeur d'emploi non véhiculé pourra se rendre à un entretien, et se faire embaucher, grâce au co-voiturage !

 

Vos premiers clients sont en la Haute Savoie. Est-ce lié aux pics de pollution réguliers qui frappent cette région ?

M.B. : On a démarché pas mal d’entreprises hors d’Ile-de-France. La Haute-Savoie est une région que je connais bien et qui est sensible à la problématique de la pollution de l’air. Grenoble et la vallée de l’Arve sont régulièrement victimes de pics de pollution. Nous avons convaincu le Crédit Agricole des Savoie  - plus de 160 agences banque et assurance en Savoie et Haute-Savoie -  et Enedis, ex-ERDF.

 

Qu’est ce qui séduit le plus vos clients ?

M.B. : Nos clients apprécient d’avoir un reporting sur l’activité de co-voiturage. Nous nous sommes rendu compte que bon nombre d’entreprises avaient déjà testé du co-voiturage, avec des applications qui n’étaient pas adaptées aux particularités d’un déplacement quotidien domicile travail. Ce qui leur plait avec notre appli, c’est sa simplicité et son côté  user friendly.

 

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letsgofrance_kankaroo_pagedacceuil.jpg, par AdminLetsGo

 

Sur quels dispositifs vous êtes-vous appuyés pour créer votre entreprise ?

M.B : En troisième année d’études à Télécom Paris Tech, j’ai eu la possibilité de suivre un master HEC « entrepreneuriat et marketing digital ». Ce master, qui a validé ma dernière année, était très bien adapté à mon projet de création d’entreprise. J’ai ensuite pu rejoindre l’incubateur de PwC, DIVN. Ils m’ont beaucoup incité à chercher un associé, que j’ai finalement trouvé grâce au site Ideas Voice. Autre aide importante : en Haute-Savoie, j’ai rencontré une association qui fait du conseil en développement durable, qui a cru en mon projet et qui m’a aidé à convaincre les premiers clients !

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