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Tour de France

Le roi de la petite reine à Düsseldorf est un Français !

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Tour de FranceLe roi de la petite reine à Düsseldorf est un Français !

A l’heure où le 104e Tour de France s’élance de Düsseldorf, #LetsgoFrance y fait également étape pour rencontrer Eric Oberlin, un créateur français de vélos en bambou. Et c’est parti pour quelques tours de roue avec cet entrepreneur, qui a mis sa passion de l’écologie et de la petite reine au service d’un projet pas comme les autres.

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letsgofrance_1ereetapedutourdefrance.jpg, par AdminLetsGo

Comment êtes-vous devenu un entrepreneur français en Allemagne ?

Eric Oberlin : Je suis arrivé en Allemagne en 2010 comme ingénieur dans la division automobile d’un groupe japonais. J’ai quitté l’entreprise six ans plus tard tout en décidant de rester outre-Rhin pour monter ma propre affaire, et j’ai créé ma société, Urbam Bamboo Bikes, en avril 2016. Les premiers mois ont été occupés par la phase de conception des vélos, les tests, la mise au point des supports marketing. Depuis le printemps 2017, je suis véritablement opérationnel. Tous les vélos sont assemblés à la main et chaque exemplaire est, sinon « sur-mesure », du moins configurable. Le gros de l’innovation est dans le cadre du vélo, en bambou, qui provient du Vietnam ; les composants –chaînes, pignons, dérailleurs, etc. – sont ceux des grands prestataires tels que Shimano.

 

Quel est votre modèle économique ?

E.O : Il s’agit clairement d’un marché de niche. La vocation d’Urbam Bikes est de faire de la petite série. Je m’appuie sur des magasins partenaires, je présente mes modèles dans des salons, j’en vends aussi sur internet. L’idée de ce business est née de ma volonté d’utiliser des matériaux naturels et recyclables et de l’ambition de proposer des vélos innovants sans être trop high-tech, performants mais utilisables par tous et à des tarifs accessibles malgré les coûts d’assemblage et donc de main-d’œuvre.

 

Le bambou, maillot jaune des matériaux écologiques pour la petite reine ?

E.O : C’est un matériau renouvelable, contrairement à l’acier ou à l’aluminium. Très léger, il amortit remarquablement chocs et vibrations et offre par conséquent un niveau de confort très appréciable, bien supérieur en tout cas à un vélo urbain standard. En termes de masse, de robustesse, de résistance, il présente donc d’excellentes caractéristiques. Je commercialise également des pédales en bioplastique faites avec des déchets de riz (la cosse non comestible des grains) et des bouteilles en plastique recyclées

 

Incarnez-vous une French Touch dans la pratique « loisir » de la petite reine ?

E.O : Le fait que je sois un Français fait que j’attache évidemment beaucoup d’importance à l’esthétique, d’autant plus que le vélo devient dans nos sociétés un accessoire de mode. Et il est vrai qu’une signature française n’est pas anodine en Allemagne, pays qui a une culture du vélo très développée. Pour ma part, je suis foncièrement attaché au produit vélo. Je l’utilise beaucoup pour voyager, comme je l’ai fait par exemple de Düsseldorf à Toulouse. Je défends un cyclisme de plaisir, ce que les Anglo-Saxons appellent le « bikepacking ». Bref, je suis un artisan du vélo passionné par son produit et conscient que le vélo du XXIe siècle – performant, maniable, écologique - incarne bien des changements en cours dans notre monde.

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